Accord en RDC pour des élections en 2017 et un départ de Kabila

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KINSHASA (Reuters) – Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, quittera le pouvoir après des élections qui auront lieu avant la fin 2017 aux termes d’un accord politique annoncé vendredi soir par les médiateurs de l’Eglise catholique.

L’accord, qui n’a pas encore été signé, interdit également au président congolais de modifier la constitution pour briguer un troisième mandat, a ajouté devant la presse Mgr Marcel Utembi, président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).

Les partis impliqués dans la médiation se sont également entendus sur la nomination d’un Premier ministre issu du principal bloc de l’opposition. C’est à lui que reviendra la tâche de superviser la transition.

Les négociateurs s’étaient engagés vendredi dans une course de vitesse pour tenter de s’entendre avant la fin de la journée, date limite fixée pour l’issue de la médiation.

L’accord est censé permettre la première transition pacifique du pouvoir dans le pays depuis son indépendance, en 1960. Il doit être signé samedi dans la matinée.

Mais, vendredi soir, on ignorait encore la réaction de Kabila, au pouvoir depuis l’assassinat de son père, Laurent-Désiré, en 2001, ou s’il serait possible d’organiser des élections dans un délai de douze mois.

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C’est par l’impossibilité financière et logistique de tenir un scrutin avant avril 2018 que le pouvoir avait justifié le maintien de Kabila à la tête de l’exécutif au-delà de l’expiration de son mandat, le 19 décembre dernier.

« Il est demandé au gouvernement de tout mettre en oeuvre pour que les élections soient organisées au plus tard fin 2017 », a déclaré Mgr Utembi.

Depuis le 19 décembre, des manifestations et des violences ont fait au moins 40 morts en RDC, selon l’Onu, qui a dénoncé un usage excessif de la force. Des centaines de personnes ont en outre été arrêtées.

Plus largement, la communauté internationale redoute que le pays ne replonge dans une guerre civile de grande ampleur, à l’image du conflit de 1996-2003 qui a fait des millions de morts.

(Aaron Ross; Gilles Trequesser et Henri-Pierre André pour le service français)

Reuters

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