Présidentielle 2019 : Les « Solutions » de Ousmane Sonko en 4 points !

51

Le candidat déclaré à la Présidentielle 2019, Ousmane Sonko, vient de publier son livre-vision, « Solutions », un résumé de ses démarches politiques pour le développement du Sénégal. De son désir d’implanter une vision patriotique à ses réponses politiciennes, tout y est évalué.

Contrats et Pétrole

Ousmane Sonko a été l’une des premières personnes à faire des révélations autour des dessous des contrats pétroliers. Pour lui, ces contrats sont très défavorables et pourraient apporter plus de 800 milliards de Fcfa.

« Les contrats signés par l’État sont tous défavorables aux Sénégalais. On ne peut pas accepter que des personnes vendent les intérêts des Sénégalais au profit d’autres personnes. Si nous renégocions ces contrats, nous pourrions gagner plus de 800 milliards de fcfaé, lance Sonko.

Des février 2019, s’il est élu, Sonko promet de renégocier tous les contrats pétroliers signés jusqu’alors par l’État du Sénégal.

De la nécessité de baisser le train de vie du gouvernement

« Les pouvoirs alloués au Président de la République sont énormes dans ce pays’ ». Ce sont les mots prononcés par Ousmane Sonko pour annoncer, dans son programme, la suppression de certains pouvoirs du président de la République et des fonds politiques. En même temps, il propose aussi la création de forts contre-pouvoirs.

« Il faut que l’on diminue les pouvoirs du président de la République. Il faut des contre pouvoirs solides », dit Ousmane Sonko lors de la publication de son livre programme »Solutions ».

L’homme politique promet également la suppression des fonds politiques. « Il faut éliminer les fonds politiques parce que ce sont des fonds de corruption politique. C’est insensé de donner 8 milliards à une personne pour ses dépenses politiques », soutient Sonko.

La problématique du Fcfa

Ousmane Sonko, leader de Pastef, qui publie aujourd’hui son livre-programme pour la présidentielle de 2019, à évoquer les questions brûlantes autour du Fcfa. Pour lui, il nous ‘sénégalais) faut notre propre monnaie. Sonko ne s’arrête pas là et défie même la France.

« Je ne suis pas contre la France, mais je suis pour l’intérêt des sénégalais. Si elle (la France) ne prend pas en compte notre intérêt, il y aura une génération pour la dégager », affirme Ousmane Sonko.

Dans la même logique, il prône une sortie du Fcfa pour prendre en main notre monnaie et notre économie. « Nos élites politiques sont incompétentes. On est tous d’accord que le Fcfa nous donne une stabilité. Mais cette stabilité, c’est nous même qui la finançons. Chaque année, nous perdons plus de 25 mille milliards. Il faut que l’on sorte du Fcfa pour gérer nous-mêmes notre monnaie et notre économie », assure Sonko.

Un pays stable, religieusement

Soupçonné par certains d’être financé par des extrémistes, Sonko a répondu à d’autres questions liées à sa religion. Le journaliste Cheikh Yerim Seck est revenu sur sa situation, lui rappelant ses deux femmes qui respecteraient strictement les préceptes de l’Islam.

« Êtes vous Ibadou ou pas? », termine le journaliste. Moment choisi par le leader de Pastef pour dénoncer certains clichés au Sénégal. « Je suis le seul candidat à qui on demande son appartenance religieuse. Je pense même que cette question prouve un certain nombre de clichés à une partie de la population (les Ibadous) »; soutient-il.

Pour Sonko, l’appartenance religieuse n’a pas sa place au Sénégal, rappelant la règne de Léopold Sedar Senghor, qui était chrétien, mais aidé et épaulé par les guides religieux au Sénégal. Un exemple qu’il il veux suivre ».

« À Touba, à Tivaouane comme partout au Sénégal, je suis toujours très bien accueilli. Je suis le prototype parfait du sénégalais, quelqu’un qui s’intègre partout », avance Sonko.