Arrivée de la dépouille de Bouba Diop: Aliou Cissé réagit “tiss mou maiti la wayé niou hamni”

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Le décès ce dimanche, en France, de Pape Bouba Diop, premier buteur sénégalais à la Coupe du monde 2002 a plongé ses anciens coéquipiers et l’ensemble du peuple sénégalais dans une grande détresse.

Le monde du football sénégalais le savait malade depuis longtemps, mais espérait que le géant natif de Rufisque aurait raison de cette maladie qui le tenait éloigné de son pays natal depuis quelques temps.

Sa dernière apparition publique pour la plupart de ses compatriotes remontait au match de gala organisé par une organisation caratitative en décembre 2016 entre les Lions et une sélection de stars mondiales avec le Français Nicolas Anelka au stade Léopold Sédar Senghor.

Comme à son habitude et malgré sa taille, dans un stade Léopold Sédar Senghor sonnant creux, il s’est glissé dans la masse, sans crier gare, lui le taiseux en dépit de ses hauts faits d’armes avec la sélection nationale.

Parmi ces faits d’armes, le plus glorieux est sans doute le premier but du Sénégal dans l’histoire de la coupe du monde, qu’il a marqué le 31 mai 2002 au Séoul World Stadium. Un but qui a eu raison des Bleus, champions du monde en titre, et ouvert la voie aux Lions pour un tournoi exceptionnel.

Le natif de Rufisque qui, après le Jaraaf de Dakar, a débuté sa carrière professionnelle en Suisse (Vevey et Grasshopers), avait marqué deux autres buts lors de cette coupe du monde contre l’Uruguay (3-3). Il restera dans la mémoire collective sénégalaise, voire africaine comme celui qui a terrassé la France.

Dimanche, lors de la finale du tournoi de qualification à la CAN U20 pour la zone ouest A, qui a eu lieu sous les yeux de ses anciens coéquipiers, El Hadj Diouf et Abdoulaye Diagne Faye pour ne citer que ces deux, l’annonce de son décès avait laissé plusieurs personnes incrédules, jusqu’à ce que la Commission d’organisation se décide à observer une minute de silence à sa mémoire.

Il y a comme un signe du destin avec l’autre géant du football mondial Diégo Maradona, décédé mercredi dernier.

Son décès a touché ses anciens coéquipiers et ses compatriotes et en premier le président de la République. Macky Sall a parlé de “grande perte pour le Sénégal”.

“Je rends hommage à un bon footballeur, respecté de tous par sa courtoisie et son talent, nous rappelant fièrement l’épopée des Lions de 2002. Je présente mes condoléances à sa famille et au monde du football”, a dit le président Sall sur son compte Twitter.

Le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Augustin Senghor a rendu hommage au défunt par le même canal. “Le football sénégalais, le Sénégal sont en deuil, avec le décès ce jour du Lion Pape Bouba Diop. Grâce à lui et sa Génération 2002, écrit-il, le monde entier a découvert le Sénégal, terre de Teranga et de football. Dieureudieuf Gaindé, Merci. Reposes en paix. A jamais dans nos cœurs ’’.

Le RC Lens, seul club où il a joué en France avant de s’exiler, a tenu à lui rendre hommage sur le même réseau social. Et ses anciens coéquipiers n’ont pas manqué ce moment.

L’ancienne star des Lions El Hadji Ousseynou Diouf, très sollicité dans les médias sénégalais écrit au sujet de son ancien coéquipier : “Un lion ne meurt jamais. Il se repose. Mon frère, tu resteras à jamais dans mon cœur, Boubs, comme je t’ai toujours appelé. Paradis éternel Gaindé’’.

Habib Bèye, ancien international : “Tu es un géant, tu as soulevé nos cœurs en 2002 et tu seras à jamais le premier buteur du Sénégal en Coupe du Monde. Repose en paix mon frère’’.

Alassane Ndour, ancien international : “On est tous touchés par cette triste nouvelle qui vient de nous mettre à terre. Bouba était un joueur fantastique et extraordinaire… On a été choqué par cette nouvelle. Il a été un partenaire, un modèle, un ami, un frère et un patriote. On va le remercier et prier pour lui’’.

Le Ballon d’or africain 2019, Sadio Mané, sur la même lancée, de retenir : “Pape Bouba, c’est avec un cœur meurtri que nous avons appris ta disparition. Sache que tu resteras à jamais dans nos cœurs, même si tu es parti sans nous dire au revoir…”.