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Etudiant éborgné à Rennes : Un non-lieu prononcé pour les deux policiers

Touché par un tir de LBD lors d’une manifestation contre la loi Travail en 2016, Jean-François Martin a perdu l’usage de son œil gauche. — DAMIEN MEYER / AFP

En plein débat sur les violences policières, la décision ne devrait pas manquer de faire réagir. La justice vient de prononcer un non-lieu pour les deux policiers mis en cause dans l’enquête sur Jean-François Martin, un étudiant éborgné par un tir de LBD à Rennes en 2016. Cet étudiant en géographie, alors âgé de 20 ans, avait été blessé lors d’une manifestation le 28 avril 2016 par un tir de LBD 40 et avait perdu l’usage de son œil gauche, qui avait dû être énucléé.

Deux policiers avaient fait usage de leur arme au moment des faits et placés sous le statut de témoin assisté pour « violences volontaires ayant entraîné une infirmité ou une mutilation permanente par personne dépositaire de l’autorité publique ».

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La victime a fait appel de la décision

Le 29 mai, le juge d’instruction a conclu à un non-lieu, suivant les réquisitions du parquet, a indiqué le procureur de la République de Rennes, précisant que la victime avait fait appel de cette décision. Selon l’ordonnance consultée par l’AFP, les investigations confiées à l’IGPN n’ayant pas permis « d’identifier avec certitude l’auteur du tir de LBD (…), il ne pourra être prononcé qu’un non-lieu ».

« L’usage de la force a été fait à bon droit en regard des violences et voies de faits importantes qui ont été commises par les manifestants à l’adresse des forces de l’ordre dans un temps contemporain des faits », précise le procureur.

Le Défenseur des droits avait réclamé des poursuites

« Je m’y attendais, il y a une forme de lassitude face à une justice très lente », a réagi Jean-François Martin. « On déploie des moyens gigantesques pour retrouver un manifestant masqué au milieu de 5.000 personnes mais on n’est pas capable de retrouver le policier avec une arme », lâche-t-il.

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Pour son avocat Arié Alimi, « il s’agit d’une défense assez classique de la part d’un policier d’empêcher d’identifier l’auteur de l’infraction, notamment dans le maintien de l’ordre ». « Ce qui est dramatique, c’est qu’il incombait aux policiers soit de se dénoncer, soit de témoigner l’un contre l’autre, mais visiblement il règne une omerta et il est regrettable que le juge d’instruction ait prêté la main à la loi du silence », a-t-il ajouté.

En janvier, le Défenseur des droits Jacques Toubon avait réclamé des poursuites disciplinaires contre les deux policiers « pour usage disproportionné de la force ». Il avait souligné que les policiers n’avaient pas « rendu compte de manière précise des circonstances dans lesquelles ils ont fait usage de leur arme ».

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