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Les confidences surprenantes du mari de Aida mou Baye : « Dieul neu chaînou Or diayko ndax » (vidéo)

Le cheikh Al-Islam El hadji Ibrahim ibn El hadji Abdoulaye Niasse, né en 1900 à Taïba Niassène et mort le 26 juillet 1975 à Londres, est un savant, maître soufi sénégalais, ainsi qu’un imam de la confrérie Tijaniyya.

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La position stratégique de Kaolack (centre du Sénégal) et les relations suivies de son père, Abdoulaye Niasse, avec les lettrés du Sénégal, de la Mauritanie et l’Afrique du Nord font de sa maison paternelle un endroit privilégié où le jeune Ibrahim étudie non seulement les sciences religieuses (exégèse, jurisprudence, théologie, grammaire arabe, rhétorique, métrique, biographie du Prophète, etc.) mais également acquiert un goût prononcé pour le mysticisme musulman.

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Son premier ouvrage Rûh al adab, écrit à l’âge de 18 ans (Ibrahim Niasse écrit à la fin de son ouvrage qu’il avait 21 ans quand il rédigea son œuvre), ainsi qu’un traité de soufisme et de la voie Tijaniyya intitulé Kâshif al ilbas (1930) témoignent de ses connaissances ésotériques d’acquisition précoce.

À la mort de son père, en 1922, son frère aîné Mouhammad (Khalifa) prend en charge la communauté des « Niassènes » et Ibrahim enseigne dans les écoles coraniques de son père de Taïba, Kossi et Kaolack. Son érudition et sa piété lui attirent très vite de nombreux adeptes. Dès 1930, il se proclame héritier spirituel de Ahmed Tijani et obtient l’allégeance massive des disciples de son père ainsi que celle de nombreux cheikhs maures qu’il initie à la Tarbiyya (initiation mystique) dont le but est de parvenir à la maarifa (gnose), initiation qui marque la spécificité de sa branche de la Tijaniyya.

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Toutefois son audience reste limitée jusqu’en 1937, année où il effectue son premier pélérinage à la Mecque et y rencontre l’émir de Kano (nord du Nigéria), Abdoulahi Bayero qui renouvelle son affiliation à la Tijaniyya auprès de lui et l’invite à Kano. Il y obtient l’adhésion de la majorité des oulémas de la Tijaniyya qui, dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, se font les moteurs de l’expansion de son mouvement dans toute l’Afrique de l’Ouest. À la mort de l’émir Abdoulahi Bayero en 1953, son fils Mouhamed Sanuss lui succède et renforce ses liens avec Ibrahim Niasse.

À la fin des années 1960, grâce à ses appuis politiques, le zèle de ses disciples nord-nigérians, son action éducative et le zèle de son prosélytisme, il se trouve à la tête d’une communauté transnationale de plusieurs millions de membres répartis entre le nord du Nigéria, lieu par excellence de son rayonnement, le Ghana, le Niger, le Togo, le Liberia, la Sierra Leone, le Tchad, le Cameroun, la Gambie, la Mauritanie et la région du Sine Saloum1. Au-delà de l’Afrique, de nos jours, on retrouve ce mouvement aux États-Unis, en Asie mais aussi dans les pays du Golfe.

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