Vidéo: Ameth Khalifa Niass révèle “Serigne Touba Amoul Morom, Sénégal Keur you bari amougnou Lék nakh”

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Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké (Aḥmad ibn Muḥammad ibn Ḥabīb Allāh) dit Khadimou al-Rassoul (en arabe : « serviteur du Prophète » et Serigne Touba (chef religieux, fondateur de Touba), né vers 1853 à Mbacké (anciennement Mbacké-Baol), mort le 19 juillet 1927 à Diourbel au Sénégal, est un théologien, juriste musulman et soufi.

Il est l’une des figures les plus importantes de l’islam de la région en qualité de fondateur de la confrérie des Mourides. Il fut également un poète (en langue arabe). Il marqua l’histoire de son pays dans le contexte de la colonisation française.

Ahmadou Bamba (son nom complet est Ahmad Ibn Mohammad Ibn-Habiboullah al Bekki) est né à Mbacké-Baol au nord-est du Sénégal, ville fondée par son arrière-grand-père Maharame Mbacké dans le royaume de Baol. Il fut plus connu sous l’appellation de cheikh Ahmadou Bamba du nom de son homonyme cheikh Ahmadou Bamba Sall qui était un saint du Saloum. Son père, Momar Anta Sali Mbacké, était un savant respecté par les rois de son époque. Sa mère Mame Diarra Bousso, plus connue sous le nom de Diarratou Allah (la protégée d’Allah) était une sainte reconnue tant par les Sénégalais que les Mauritaniens.

À l’âge de 7 ans il fut confié à son oncle Serigne Mboussobé par son père afin d’apprendre le Coran. Ce dernier le confiera à Serigne Tafsir Mbacké Ndoumbé, l’oncle de sa mère, afin de compléter ses études coraniques. Lorsque Tafsir Mbacké mourut, cheikh Ahmadou Bamba retourna à l’école de son père qu’il ne quitta plus. Du vivant de son père, il versifia les écrits sur le Tawhid notamment Oum al barahim de cheikh Abdallah Sanoussi qu’il intitula Mawahib al Qoddous. Cet ouvrage de 600 vers pousse son père Momar Anta Saly à l’introduire dans le programme de son école. Le cheikh écrira d’autres livres parmi lesquels Tazawudou Cikhar (Le viatique des jeunes) et Jawharou Nafis (Le joyau précieux) qui est un commentaire en vers de l’imam Abd al-Rahman Al-Akhdari. Dans le soufisme, cheikh Ahmadou Bamba versifia Bidayat al Hidaya petit traité de l’Imam Ghazâli qu’il intitula Moulayyinou Soudour. Il composa également des odes et des panégyriques exclusivement dédiés à Allah et au prophète Mahomet. Son père quitta en 1880 Patar pour aller fonder un autre village appelé Mbacké Cayor où il mourut trois ans plus tard en 18831.

Ahmadou Bamba resta à Mbacké Cayor pendant 2 ans dans le dessein d’aider les disciples de son père à approfondir leurs connaissances. Il affirma que le prophète Mahomet lui est apparu et lui a demandé d’éduquer ses disciples par l’étude. Il rassembla l’ensemble de ces étudiants qui étaient dans une daara (école coranique) et leur dit : « si vous voulez juste étudier vous pouvez aller vers un autre dorénavant je resterais juste avec celui qui veut ce que je voudrais ». Après ces propos il les laissa prendre leur décision, à la fin il ne resta que 39 disciples dans sa daara qui était l’une des plus grandes du pays.

C’est la naissance de la mouridiyyah (la voie qui mène vers Allah). Il fonde Touba (Sénégal) en 1888, un lieu isolé situé à l’intérieur de la forêt de Mbaffar où il resta pendant 7 ans.