Du nouveau dans l’affaire des Centres de redressement de Kara : Pépé Diaw et «Commandant» liés par une affaire de meurtre

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Ça se corse pour les 43 bourreaux des centres de redressement de Kara. Les responsables arrêtés et placés sous mandat de dépôt dans l’affaire des centres de redressement de Kara risquent gros. Ils feront face aujourd’hui au juge du 8ème cabinet du tribunal de Dakar. Parmi eux, Pépé Diao, fils du milliardaire Baba Diao et son ami Mame Thierno Mendy dit “Commandant” liés dans le passé par une sombre affaire de meurtre, informe Les Echos.

Au départ, une simple affaire de vol de scooters

C’est en suivant les traces de scooters volés que les gendarmes ont abouti à la demeure où se trouvait le centre de redressement à Ouakam. Sur place, ils ont trouvé les scooters recelés, dont plusieurs déjà dépiécés. Ladite maison est occupée par Pépé Diao, fils de Baba Diao, qui a prêté une dépendance à son ami «Commandant», de son vrai nom Antoine Bleck Mendy, devenu Mame Thierno Mendy, après sa conversion à l’Islam, renseigne les Echos.

Pépé et Commandant “liés” par la mort

En effet, Pépé et «Commandant» se connaissent depuis longtemps. A une certaine époque, ils avaient été cités tous les deux dans une affaire de meurtre. Mais «Commandant» avait endossé toute la responsabilité. Il a été reconnu coupable et condamné à 12 ans de prison ferme. Il a été libéré après environ 8 ans de prison. Cela a raffermi leurs relations. Et quand il est sorti de prison, ils ont continué à se fréquenter. C’est sans doute ce qui a conduit Pépé a lui prêter une bâtisse, construite un peu à l’écart, dans la demeure qu’il occupe à Ouakam.

Les aveux de Pépé

C’est dans ce bâtiment que la gendarmerie a arrêté 19 personnes. Mais comme nous l’avions écrit dans une précédente édition, Pépé Diao s’en est lavé les mains. En effet, même s’il reconnaît avoir prêté le bâtiment transformé en centre de redressement à son ami Mame Thierno Mendy dit «Commandant», il affirme mordicus qu’il ne savait strictement rien de ce qui s’y tramait. Mais il n’a pas convaincu les enquêteurs de la gendarmerie qui l’ont déféré dans la première vague.

Démantèlement des autres centres

Ayant découvert le centre de Ouakam, c’est surplace que les gendarmes ont appris qu’il y a d’autres centres similaires, dont celui de Guédiawaye, où les hommes en bleu se sont rendus le lendemain, à 6h du matin. Dans la foulée, deux autres centres ont été démantelés à Malika et Zone B, avec au total, plus de 300 pensionnaires, dont beaucoup, mal en point, ont été conduits dans plusieurs structures de santé.