Incontinence: des substances chimiques retrouvées dans les protections

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) vient de publier un rapport d’évaluation des risques liés aux substances chimiques présentes dans les protections pour incontinence lourde. Plusieurs de ces substances dépassent les seuils sanitaires.

Les protections pour incontinence constituent des dispositifs médicaux qui ont pour fonction d’absorber et de retenir les urines et les selles des personnes incontinentes tout en gardant leur peau saine et au sec. Depuis les années 80, le marché de l’incontinence s’est considérablement développé, du fait notamment de l’augmentation du nombre de personnes dépendantes. Aussi, la Direction générale de la santé et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ont-elles saisi l’Anses afin d’évaluer la sécurité de ces protections en matière de risques d’allergie, d’infections ou d’intolérance, et de risques chimiques, par contact cutané ou par contact avec les muqueuses.
Sur le même sujet
Incontinence urinaire d’effort : quelles solutions contre les fuites ?
Incontinence urinaire d’effort : quelles solutions contre les fuites ?
« Le port sur le long terme peut entraîner un risque sanitaire »

L’Anses vient de publier son rapport d’évaluation des risques. Elle y constate la présence de différentes substances chimiques dangereuses (dioxines, furanes et PCB‑DL et le formaldéhyde) qui pourraient provenir de la contamination des matières premières ou des procédés de fabrication utilisés. Ces substances peuvent notamment migrer dans l’urine et entrer en contact prolongé avec la peau. Cela ne cause pas de problème tant que la peau reste saine. Mais en cas d’utilisation prolongée (d’une durée supérieure à un an en continu) ou de lésions cutanées du siège, cela « peut entraîner un risque sanitaire pour les populations » souligne l’ANSES.
Protections contre l’incontinence : les recommandations de l’Anses

L’Anses recommande donc aux fabricants de ces protections pour incontinence :

De supprimer l'utilisation de toutes substances parfumantes dans la composition de leurs produits, en priorité celles présentant des effets irritants et sensibilisants cutanés.
De mieux maîtriser l'origine des matières premières naturelles qui peuvent être contaminées, avant même la fabrication. Et d'améliorer les procédés de fabrication, comme cela a été demandé pour les couches pour bébé ou les protections hygiéniques.
De mieux documenter la nature des matières premières composant ces produits et de les afficher sur les emballages afin d'en informer les utilisateurs

Elle recommande aussi aux soignants de veiller au respect des bonnes pratiques d’utilisation avec des changes fréquents et un nettoyage et séchage de la peau, afin de limiter au maximum les risques d’altération cutanée au niveau du siège.

A lire aussi :

Encore trop de glyphosate dans les couches pour bébé
Infographie : ce qu'il faut savoir sur l'incontinence urinaire
L'incontinence urinaire, un sujet toujours tabou en France

Inscrivez-vous à la Newsletter Top Santé et recevez gratuitement votre livret de recettes légères et gourmandes

Bonjourdakar

L’article Incontinence: des substances chimiques retrouvées dans les protections est apparu en premier sur Snap221.info.