Rihanna ne veut plus que Trump utilise ses chansons pour ses « meetings tragiques »
Encore une fois, Donald Trump s’est attiré les foudres d’un artiste pour l’utilisation d’une de ses chansons lors d’un meeting. Il s’agit de Rihanna.

Le titre dit peut-être de ne pas arrêter la musique, mais Rihanna l’a expressément demandé. Lundi, la chanteuse a critiqué l’utilisation de sa chanson «Don’t Stop The Music» lors d’un meeting de Donald Trump à Chattanooga, dans le Tennessee, à quelques jours des élections de mi-mandat. Elle rebondissait sur le tweet de Philip Rucker, journaliste du «Washington Post» expliquant que «les meetings de Trump ne ressemblent à rien d’autre en politique» : «Actuellement, la chanson de Rihanna « Don’t Stop The Music » passe à fond à Chattanooga pendant que des assistants distribuent des t-shirts Trump gratuitement dans la foule, comme à un match de basket. Tout le monde adore ça.» Mais l’artiste n’a pas apprécié : «Plus pour très longtemps… Mes proches et moi ne serions jamais près ou à un de ces meetings tragiques, donc merci du tuyau, philip!», a-t-elle écrit sur Twitter.

Ce tweet a été suivi d’une mise en demeure envoyée par l’avocat de Rihanna à la Maison-Blanche, rapporte le «New York Times» : «Comme vous devez le savoir ou le savez déjà, Mlle Fenty n’a pas donné son accord pour que M. Trump utilise sa musique. Une telle utilisation est donc déplacée.» Mais si la musique a été fournie par le lieu de l’événement, l’organisation peut piocher dans son catalogue, sauf rares exceptions.

Un vide juridique
Rihanna, récemment nommée ambassadrice de la Barbade, n’est pas la première artiste à critiquer l’utilisation d’un de ses titres pendant un meeting de Donald Trump. Ce week-end, déjà, Axl Rose s’était lui aussi plaint, expliquant sur Twitter qu’il existait peu de recours pour empêcher cela : «Guns N’Roses, comme de nombreux artistes, s’est opposé à l’utilisation non autorisée de leur musique à des événements politiques et a formellement demandé à ce que la musique ne soit pas utilisée à des meetings de Trump ou des événements liés. Malheureusement, la campagne Trump utilise des failles juridiques dans les licences des lieux, qui n’ont pas été prévues pour de tels buts politiques lâches, sans l’accord des auteurs. […] J’aime l’ironie que des partisans de Trump écoutent la musique d’anti-Trump à ses meetings mais je les imagine mal le comprendre ou s’en soucier.»