L’épouse d’un ex-ministre de Macky impliquée dans le litige foncier

Alors qu’on n’a pas fini d’épiloguer sur l’affaire Barthélémy Dias-Djibril Diallo-Sertem Groupe, un autre litige foncier s’est déclaré sur la corniche-Ouest de Dakar. Il oppose les vendeurs d’œuvres d’art aux abords du Tennis club à l’épouse d’un ex-ministre sous le régime de Macky Sall, note «L’As», qui informe que les artisans installés sur l’espace litigieux accusent la dame de profiter du passage de son mari dans le gouvernement, pour se procurer un titre foncier dans cet espace relevant du domaine maritime.

Or, ajoutent-ils, ils se sont installés les premiers dans cette zone, sans pouvoir avoir un quelconque titre.

Selon le conservateur garant du site, Ndiaye Diagne, quand ils ont, à l’époque, essayé de chercher des titres, les services des impôts et domaines leur avaient signifié clairement que cet espace est situé dans une zone maritime et qu’il était uniquement possible de faire une demande de régularisation de l’espace.

Mais après avoir satisfait toute la procédure et respecté toutes les formalités, les services des impôts et domaines leur ont demandé d’attendre. Entre-temps, Ndiaye laisse entrevoir que cette femme, également fille d’une grande personnalité dans ce pays, est venue à maintes reprises essayer de leur faire quitter les lieux, sous prétexte qu’elle disposait de papiers légaux.

«L’As» d’ajouter que les artisans, qui exploitent cet espace sur la corniche, spécialisés dans les œuvres d’art, ne comptent pas se laisser faire. Regroupés au sein de l’association Espace de création Cheikh Ibra Fall, ils ont constitué Me Ousmane Sèye pour les défendre.

Et dans une note adressée, le 30 octobre 2019 au commandant de la brigade Zone A de Dakar de la Direction de la surveillance et contrôle de l’occupation du sol (Dscos), le conseil rappelle que cet espace leur a été attribué par la commune de Fann-Point-E-Amitié par arrêté n°8 du 27 février 2018 portant création d’un comité de gestion de l’espace de création, production, formation, vente de la corniche-Ouest.

D’ailleurs, ces plaignants disent avoir saisi, hier mardi, le procureur de la République, pour l’informer de la situation, après avoir déposé une lettre au bureau courrier de la présidence de la République pour en informer le chef de l’Etat.