Retour à la raison des syndicats aux Grands Moulins de Dakar: attention aux groupes whatsapp dans les lieux de travail

Une assemblée générale ne s’improvise pas en entreprise. C’est la leçon à retenir de la situation qui a prévalu aux grands moulins de Dakar.

En effet des employés ont eu l’audace de créer une groupe whatsapp pour y traiter de tous les noms d’oiseaux la direction générale du groupe, une tentative de rebellion spontanée qui a finit par bruler les ailes des plus récalcitrants, qui en plus d’outrepasser leur droit ont cherché à mettre en mal la direction et le personnel. Ils ont été ainsi purement et simplement licenciés.

Pire encore cette tentative de mouvement d’humeur a eu lieu en pleine crise du covid-19, au moment où le sénégalais lambda se plaignait de chômage, ne pensant même pas aux impacts du covid sur le fonctionnement de la boite, ils ont démontré ainsi le peu d’intérêt qu’ils avaient pour celle-ci en initiant cette rebellion.

Monsieur Lamine Fall doit comprendre que le Sénégal traverse une crise économique sans précédent et que les entreprises sénégalaises souffrent énormément. L’heure est donc à la réconciliation, au dialogue et à la responsabilité.Défendre les droits des travailleurs oui, par contre défendre l’indéfendable c’est aller au-delà de ses compétences.

Les Grands Moulins de Dakar sont un exemple à suivre dans la gestion du personnel, et tous les employés de bonne foi sont de cet avis, les contrats y sont solides. Sans oublier que les cotisations sociales sont respectées, de même que les droits des travailleurs.

Les assemblées générales programmées sont autorisées mais il est formellement interdit de créer des groupes digitaux afin de faire des commérages sur ses supérieurs au lieu de se concentrer sur le travail pour lequel on est payé à la fin de chaque mois.
À défaut de respecter les règles fixées par la loi il faut être prêt à assumer pleinement ses actes ainsi que leurs lourdes conséquences.