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Hommage – De Sciences-Po au Palais : Bruno Diatta ou le protocole d’un amoureux de la nation

Bruno n’a pas poussé la porte du protocole du Palais par la force d’un « bras long », ni n’a usé de quelques raccourcis de circonstance pour trouver grâce au saint des saints. Mais, par le biais de brillantes études effectuées au Sénégal et à Paris dans les années 1970.

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Lorsque Bruno Diatta a décroché son bac avec la mention Bien au lycée Van Vo (actuel Lamine Guèye) dans les annés 1970, il faisait partie de ceux qui devait recevoir une bourse.

« Tu veux aller étudier quoi ? », questionne le ministre de l’Education d’alors, Assane Seck. « Sciences Politiques ! », réponse automatique du jeune Bruno Diatta. « Ça, je ne peux pas vous le garantir, parce que nous ne donnons pas des bourses pour Sciences-Po. Alors, je te propose de retourner chez toi, de réfléchir à tête reposée et de me revenir avec une nouvelle proposition », conseille le ministre de l’Education d’alors.

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Bruno Diatta revient quinze jours plus tard dans les couloirs du ministère. À peine assis devant le ministre, il répète à l’envie son souhait de faire Sciences-Po. Uniquement Sciences-Po. « A l’époque, j’étais coincé, parce que parmi tous les élèves que j’avais reçus, c’était le seul qui voulait faire Sciences-Po. Finalement, comme il était brillant, je lui ai donné une bourse pour Sciences-Po Toulouse », confie le professeur Assane Seck.

La vingtaine ambitieuse et des idées pleines la tête, Bruno débarque en France avec la ferme volonté de réussir ses études à Sciences-Po Toulouse (France). Sa Maîtrise en poche, Bruno Diatta retourne au Sénégal en 1976 pour intégrer l’Ena (Ecole nationale d’administration). Il a fait deux ans à l’Ena et est sorti Major de sa promotion.

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Entre-temps, Assane Seck devient le chef de la Diplomatie sénégalaise. Encore charmé par le parcours brillant du jeune Bruno, le ministre des Affaires étrangères Assane Seck fait appel au « jeune d’alors bardé de diplômes ». « Je l’ai nommé conseiller technique à mon Cabinet, car il était tellement brillant et je ne voulais pas qu’il se fasse détruire sa carrière dans les ambassades », raconte M. Seck.

Lors d’une visite de routine au ministère des Affaires étrangères, le president Senghor tombe sous le charme de ce garçon sérieux et brillant. Il décide de l’enrôler au service de protocole où il y avait déjà le guilleret Cheikh Lèye qui dirigeait le service. Cheikh Lèye, nommé au rang d’ambassadeur du Sénégal en République fédérale d’Allemagne en 1979, Bruno fut nommé le chef de protocole. Rôle qu’il occupa jusqu’à son dernier souffle, ce vendredi 21 septembre.

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