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Encore les journalistes et les politiciens ! Après l’épisode de Tambacounda, celle de la conférence de presse du Pur ce mercredi, qui choisissait à sa guise les médias qui doivent être devant et d’autres qui devront se retirer, c’est au tour de la sécurité de Me Wade de malmener et d’insulter les professionnels de l’information, lors de la réunion du Comité directeur du Pds.

Après plus d’un tour d’horloge d’attente tous debout devant la salle, matériels tantôt mis au cou, tantôt tenus à la main, les professionnels des médias ont eu droit à un cours magistral en journalisme, de la part du “Pape du Sopi” à la place d’excuses.

« Quand j’ai créé le PDS il y’avait qu’un seul journal au Sénégal qui s’appelait le soleil, il y avait aucune radio privée. Progressivement, des organes de presse se sont créés, des quotidiens et des hebdomadaires. Et même si la presse pèche par certaines petites négligences, le Sénégal a une bonne presse. Cependant dans les écrits, il y a trop de fautes », tonne Me Wade.

Le Secrétaire général national du Pds de poursuivre: « dans chaque journal qui se respecte, il y a un rewriter, quelqu’un qui réécrit un texte et quelqu’un qui relit. De toute façon, nous quand nous voyageons, on apporte beaucoup. Il ne faut pas qu’il y ait des fautes. Parce que ça ne vous respecte pas. Le Canard Enchaîné (un journal indépendant français), l’un des journaux les mieux lus avait fait le pari de ne jamais laisser une faute. C’est un journal qui cultive la pensée des sans faute. Les fautes qui reviennent le plus souvent, c’est l’imparfait et l’imparfait du subjonctif”, affirme-t-il avant de tendre la carotte aux journalistes: “mais quand même, je suis très heureux de renouer avec vous les personnes dont la profession est de transmettre les messages. Je suis très content que la presse sénégalaise se soit développée plus que je l’avais laissée», a-t-il soutenu face aux médias venus nombreux.

Mais le « maître du jour » a trouvé la solution pour les journalistes les plus “nuls” « Y’a de petits bouquins par-ci et par-là. Prenez ça et exercez-vous un peu. Vous savez, la langue bien parlée, ça fait plaisir. Mais quand tu lis du “Galimatias”, c’est pas bon pour un pays.»