“Pour qui roule Dame Mbodj ?” Khadim Sylla répond

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Pour qui roule Dame Mbodj ? A défaut de pouvoir répondre à cette question, posons-nous la autrement ; pour qui ne roule pas Dame Mbodj ? La réponse coule de source, les ENSEIGNANTS. Il me plairait d’évoquer certains faits qui jalonnent la carrière syndicale de M. Mbodj pour soutenir mon affirmation. 

Dans toutes les organisations de masse, la représentativité est et demeure l’unique baromètre pour définir, distribuer et redistribuer les rôles à l’intérieur de chaque organisation ou pour mesurer le rapport de force entre des organisations données. Cette réalité immuable s’applique aux organisations syndicales qui, à l’interne ont une organisation verticale et d’un point de vue horizontal, leur importance est tributaire de leur représentativité.

L’un dans l’autre, ce principe démocratique est matérialisé par l’organisation d’une compétition ouverte, saine, libre et démocratique. Pour ainsi dire l’organisation interne du syndicat et la place qu’il occupe comparativement avec les organisations rivales sont définies dans un rapport  de force pas seulement concurrentiel mais surtout oppositif en ce sens qu’il faut effacer l’autre pour prendre sa place. Dans toute cette compétition intra et inter organisationnelle, quelle place les enseignants, ont-ils accordée à Monsieur Dame Mbodj ? A l’examen, le parcours syndical de M. Mbodj est jalonné d’une avalanche d’avanies consubstantielles à la personnalité de l’homme, narcissique et à l’égo démesuré.

D’abord, rappelons la grave crise qui a secoué le CUSEMS au sortir de son dernier congrès. Dame Mbodj était en compétition avec Abdoulaye Ndoye au poste de Secrétaire Général. Laminé par Monsieur Ndoye, notre ami Dame contestera les résultats. Cette contestation avait plongé cette organisation syndicale dans une grave crise qui lui avait valu le blocage de ses comptes et une asphyxie financière. Plus tard la justice videra le contentieux en confirmant la victoire de Abdoulaye Ndoye. Dame, le narcissique, pensant qu’il est né pour diriger, au lieu d’accepter le verdict, opte pour la scission, il crée le CUSEMS AUTHENTIQUE (« le tigre ne proclame pas sa tigritude », si on a besoin de se rappeler qu’on est authentique c’est parce qu’on doute de son authenticité)

Débarqué du CUSEMS, M. MBODJ se cherche une autre virginité syndicale  en s’autoproclamant Secrétaire Général du CUSEMS/A. Quelle place les enseignants accorderont-ils à M. Mbodj et son organisation sur l’échiquier syndical enseignant ?

Depuis 2012, les organisations syndicales n’ont cessé de réclamer l’organisation d’élection de représentativité syndicale dans le secteur de l’éducation. En 2016, l’état agacé par la pléthore de syndicats qui brouille la visibilité du paysage syndical, décide enfin d’accéder à cette demande pour nettoyer les écuries d’Augias. D’un commun accord avec les responsables syndicaux, il est retenu qu’au sortir de ces élections, seuls les syndicats ayant obtenu au moins 10 % des suffrages représenteront les enseignants (voire l’arrêté 17094 du 22 novembre 2016 fixant les règles d’organisation des élections de représentativité syndicale dans le secteur public de l’éducation et de la formation ; notamment en son article 5).

Inscrit à ces élections sous la bannière du CUSEMS/A, M. Mbodj s’en sortira avec un score famélique, minçolet de 1.9% des suffrages à des années lumières du SAEMMS (52.45%) et du CUSEMS de son ex camarade Abdoulaye Ndoye (23.73%). Encore une fois M. Mbodj va contester les résultats de ces élections qui confirment le rejet de son leadership par les enseignants.

Ces épisodes relatés corroborent à suffisance que Dame n’a ni la légalité encore moins la légitimité pour parler au nom des enseignants. Ces derniers ont, à l’issue d’une élection libre et transparente, choisi leurs mandants, les syndicats du G7 (SELS, SELS/A, SAEMMS, CUSEMS, UDEN, SNELAS, SIENS) dont les leaders assurent et rassurent les enseignants. Jamais dans la compromission, ils portent avec courage abnégation, engagement et détermination les revendications, des enseignants et s’opposent à l’embastillement de leur dignité. Ces syndicats sont les seuls et uniques interlocuteurs des autorités étatiques jusqu’à la prochaine élection au grand dam de Dame.

A défaut d’une légitimité populaire, M. Mbodj se cherche une légitimité médiatique. Il parcourt les plateaux radio et télé. Se comportant comme un bateleur, il débite un discours mensonger, fractionniste, calomniant les leaders du G7 et s’attaque sans retenue au ministre de l’éducation, Monsieur Mamadou Talla au moment où notre école a plus que jamais besoin de consensus fort pour faire face à un double défi sanitaire et pédagogique.

Ainsi, nous demandons au ministre de revoir les critères d’octroi des permanents syndicaux. en renforçant leur nombre en faveur des syndicats du G7 afin de leur permettre d’assurer de manière efficace et efficiente la mission à eux confiée par les enseignants. Par la même occasion, que soient redéployés dans les écoles les sg de ces syndicats maigrichons qui n’existent que de nom.
Les sentinelles de l’école, que nous sommes, feront face à cet usurpateur qui tente de saborder les efforts consentis par les autorités pour remettre notre école sur la bonne direction.

Khadim Sylla, Professeur de Lettres , Responsable Apr à Touba

Bonjourdakar

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