Urgent: Sonko à la section de recherches ce Lundi

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Ousmane Sonko face aux enquêteurs demain lundi. Selon des informations de emedia, le député et leader de Pastef est convoqué à la Section de recherches de Colobane à 10 heures. Une plainte est déposée contre le député pour viol et menaces de mort. Selon un avocat consulté par Jeune Afrique, l’immunité parlementaire du député pourrait être facilement levée. Selon l’article 52 du Code de l’Assemblée nationale, « Si un député peut, pendant la durée des sessions être poursuivie ou arrêté » un député peut l’être en revanche avec l’autorisation du Bureau de l’Assemblée nationale.

Son accusatrice : une masseuse âgée de 21 ans. Dans sa déposition, Adji Sarr, ex employée du salon de massage Sweet Beauté, sis à Sacré-Coeur raconte avoir plusieurs fois été abusée par Ousmane Saonko, candidat à la présidentielle de 2019, sous la menace d’une arme à feu. « Monsieur Ousmane Sonko se présente régulièrement en qualité de client pour des séances de massage mais à la fin il exige toujours des faveurs sexuelles. Devant mon refus d’assouvir ses pulsions, il m’a un jour étranglée et contrainte à avoir des rapports sexuels avec lui. Confuse et prise de honte, j’ai voulu garder le silence sur cet acte mortifiant, en espérant que cela ne se reproduise pas », accuse la jeune femme. Aussi, dit-elle, le député serait détenteur de deux armes cachées sous une gaine avec lesquelles il la menaçait. « Je signale qu’il revient toujours porteur de deux armes cachées sous une gaine, qu’il porte au niveau de la taille, avec lesquelles il me menace. Il m’indique que personne ne pourra me croire si je raconte les faits. Et que dans tous les cas je serais morte avant de pouvoir le faire. »

Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, l’opposant évoque une tentative de liquidation politique avant la présidentielle de 2024. A l’en croire, après Khalifa Sall, Karim Wade, c’est son tour. « Chers amis, militants et sympathisants, soyez rassurés que je n’ai rien à voir avec ces mensonges crapuleux », a-t-il déclaré.

Dans cette affaire de mœurs, la propriétaire du salon de massage “Sweet Beauté Massage’’, N. K. Ndiaye, est placée en garde-à-vue pour des faits d’incitation à la débauche et diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs.

avec EMEDIA -Par Lala Ndiaye