Depuis le maquis, Salif Sadio parle officiellement des tueries de Boffa Bayotte. Le chef rebelle, sur Rfi, a écarté toute implication du Mfdc dans ce massacre de 16 personnes du 6 janvier 2018, non sans mouiller l’Armée dans le trafic du bois.

« Je dis bien, le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) n’est pas impliqué, ça c’est clair. C’est une action regrettable, oui, ça je ne le refuse pas. Pourquoi regrettable ? Parce qu’il y a eu mort d’hommes. Or nos règles coutumières nous interdisent d’humilier ou de traiter de façon maladroite le corps même de son ennemi », déclare officiellement sur Rfi Salif Sadio dans des propos relayés par Senego à travers ces lignes

Et le chef rebelle de blanchir la Gambie et d’indiquer le chemin du trafic du bois. Dans sa foulée, il a soutenu que les coupeurs de bois ont l’habitude de déposer une pièce d’identité auprès du cantonnement de l’Armée sénégalaise, proche de la forêt de Boffa Bayotte, avant même d’y entrer.

« C’est un lieu qui est au milieu de bases militaires sénégalaises. Les coupeurs de bois, ceux-là qui vont dans les forêts, déposaient souvent leur carte d’identité, au niveau des bases militaires je dis bien, proches de ces forêts, avant d’entrer en brousse. Ils avertissaient donc ces militaires-là. Or ces militaires-là ont une hiérarchie qui les commande… ».

En dernière analyse, Salif Sadio craint des conséquences beaucoup plus dramatiques que celles de Boffa Bayotte…

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