Fraîchement rentré au bercail, l’émigré Gaye Dieng est empêtré dans une sombre affaire de violence et de voie de fait qui le prive de liberté depuis mercredi dernier.
Ce père de famille qui avait quitté les siens pour se rendre au tribunal de grande instance de Louga où il devait prendre part à un procès l’opposant à son beau-frère Mbaye Guéye, était loin d’imaginer qu’il passerait la nuit dans la chambre de sûreté du commissariat urbain de Louga.
Le plaignant avait porté plainte pour escroquerie (au sujet d’un terrain) contre le sieur Guéye. Le tribunal, après avoir entendu les deux parties, a rendu son verdict, en déclarant le présumé Mbaye Gueye (il avait comparu libre) coupable du délit d’escroquerie et l’a condamné à trois mois ferme. En effet, cette affaire enrôlée en dernier lieu, a été vidé au environ de minuit. Et les deux parties, au lieu de rentrer tranquillement, se sont donnés en spectacle devant le tribunal de grande instance de Louga.

D’après les témoins, les deux protagonistes ont échangé quelques propos aigres-doux, avant d’en venir aux mains. Ils se sont livrés à une bagarre épique digne d’un combat de lutte. Finalement, ils ont été séparés par des agents de sécurité de proximité (Asp) qui se trouvaient au poste de police au moment des faits. Ces derniers ont automatiquement avisé le procureur de la république.

Les policiers du commissaire Waly Camara n’ont pas perdu de temps pour effectuer un transport au tribunal. Les deux combattants ont été acheminés à la police. Entendus sur procès-verbal, ils ont été finalement déférés au parquet de Louga après la durée légale de leur garde à vue.

Gaye Dieng et Mbaye Gueye ont été placés sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt et de correction de Louga.

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