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Iran Ndao surpris par, Mbathio Ndiaye fond en larmes, Ngoné Ndour réagit, S. Moustapha Sy accuse

La naissance du Messager, le 12 Rabi Al-Awal 1442, correspondant, cette année, à la nuit du 29 au 30 octobre 2020, sera uniquement célébrée cette année à Tivaouane, par le Dahiratoul Moustarchidine wal Moustarchidate (Dwmw), créé en 1973 par Serigne Moustapha Sy, contrairement au reste de la famille Sy qui a décidé de renoncer au gamou. Est-il un mouvement dissident ?

Quelle est la stratégie éducative de Serigne Moustapha Sy qui dirige ce mouvement religieux le mieux structuré et le plus redouté du Sénégal ?

Tel un souffle d’ouragan tant redouté, la vérité éloquente qui jaillit avec franchise et ingénuité de la voix d’or du responsable moral des Mous­tar­chidines ne manque jamais de secouer l’opinion, et en particulier l’univers des tenants du pouvoir. Du coup, les moindres sorties de l’illustre Cheikh sont épiées sur l’ensemble du territoire national et même au-delà.

Car, faudrait-il sincèrement l’avouer, Serigne Moustapha Sy est de la trempe de ceux-là dont le charisme ne laisse personne indifférent. Portrait d’un guide religieux d’une dimension exceptionnelle qui «se refuse d’être l’otage de qui que ce soit».

«Pour tout évènement redoutable en particulier survenu sur le terroir, on n’hésite guère à m’indexer sous l’étiquette de «l’enfant terrible de Tivaouane», alors que, dois-je le préciser, loin de ce qualificatif outrageant usé envers ma personne au point de mettre en cause mon honorabilité, je suis, plutôt «l’enfant gâté du Ciel»».

Ce libellé d’une pertinence prodigieuse résume, en fait, la vie du guide des Moustarchidines et son caractère de «dissident» qui lui colle à la peau. Au sein de la sainte famille Sy de Tivaouane comme sur la scène politique, Serigne Moustapha ne mâche pas ses mots. On se rappelle sa farouche opposition à la fermeture des lieux de culte, pour cause de pandémie du Covid-19, dans la capitale de la Tidiania, ordonnée par la plus haute autorité de la Cité de Maodo, le Khalife général, Serigne Babacar Sy Mansour, ce alors que «le Conseil des ministres continue à se tenir».

Mais aussi une de ses sorties à la faveur de laquelle il n’hésitait surtout pas taxer de «féticheur» la plus haute autorité de l’Etat, la Président Macky Sall. «Tous les grands hommes de ce pays ont quitté ce bas monde durant les deux mandats de Macky Sall à cause des fétiches», avait-il dit. Qui de plus téméraire en ces temps-ci ? Normal, il est le fils de son père.

Lequel homme de Dieu l’exhortait toujours d’ailleurs à «refuser d’être l’otage de qui que ce soit», d’autant qu’aux yeux de Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum, «quand tu es l’otage de quelqu’un, tu deviens un irresponsable».

(Vidéo) Cette femme sénégalaise ivre de colere contre les propos de Serigne Moustapha « Dafa accusé khalife reyy nite »

La naissance du Messager, le 12 Rabi Al-Awal 1442, correspondant, cette année, à la nuit du 29 au 30 octobre 2020, sera uniquement célébrée cette année à Tivaouane, par le Dahiratoul Moustarchidine wal Moustarchidate (Dwmw), créé en 1973 par Serigne Moustapha Sy, contrairement au reste de la famille Sy qui a décidé de renoncer au gamou.

Est-il un mouvement dissident ? Quelle est la stratégie éducative de Serigne Moustapha Sy qui dirige ce mouvement religieux le mieux structuré et le plus redouté du Sénégal ?

Tel un souffle d’ouragan tant redouté, la vérité éloquente qui jaillit avec franchise et ingénuité de la voix d’or du responsable moral des Mous­tar­chidines ne manque jamais de secouer l’opinion, et en particulier l’univers des tenants du pouvoir. Du coup, les moindres sorties de l’illustre Cheikh sont épiées sur l’ensemble du territoire national et même au-delà. Car, faudrait-il sincèrement l’avouer, Serigne Moustapha Sy est de la trempe de ceux-là dont le charisme ne laisse personne indifférent. Portrait d’un guide religieux d’une dimension exceptionnelle qui «se refuse d’être l’otage de qui que ce soit».

«Pour tout évènement redoutable en particulier survenu sur le terroir, on n’hésite guère à m’indexer sous l’étiquette de «l’enfant terrible de Tivaouane», alors que, dois-je le préciser, loin de ce qualificatif outrageant usé envers ma personne au point de mettre en cause mon honorabilité, je suis, plutôt «l’enfant gâté du Ciel»».

Ce libellé d’une pertinence prodigieuse résume, en fait, la vie du guide des Moustarchidines et son caractère de «dissident» qui lui colle à la peau. Au sein de la sainte famille Sy de Tivaouane comme sur la scène politique, Serigne Moustapha ne mâche pas ses mots. On se rappelle sa farouche opposition à la fermeture des lieux de culte, pour cause de pandémie du Covid-19, dans la capitale de la Tidiania, ordonnée par la plus haute autorité de la Cité de Maodo, le Khalife général, Serigne Babacar Sy Mansour, ce alors que «le Conseil des ministres continue à se tenir». Mais aussi une de ses sorties à la faveur de laquelle il n’hésitait surtout pas taxer de «féticheur» la plus haute autorité de l’Etat, la Président Macky Sall.

«Tous les grands hommes de ce pays ont quitté ce bas monde durant les deux mandats de Macky Sall à cause des fétiches», avait-il dit. Qui de plus téméraire en ces temps-ci ? Normal, il est le fils de son père. Lequel homme de Dieu l’exhortait toujours d’ailleurs à «refuser d’être l’otage de qui que ce soit», d’autant qu’aux yeux de Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum, «quand tu es l’otage de quelqu’un, tu deviens un irresponsable».

Très responsable, véridique, constant et refusant de s’aliéner avec toutes les inconvenances sociétales morales et spirituelles, Serigne Moustapha Sy, à l’image de son illustre père, refuse de verser dans des expressions coloniales telles que «marabout, chef religieux, Khalife général», parce que, faut-il le rappeler, Al Makhtoum qui était le personnage central dans sa vie, était catégorique sur la question : «Le titre Khalife général étant une expression coloniale, m’a toujours rebuté, un peu comme le mot marabout d’ail­leurs. Un mot que j’ai toujours considéré comme une expres­sion berbère sinon barbare.»

Chef religieux respecté et respectable doublé d’un charismatique leader politique, Serigne Moustapha Sy ne met pas de mesures barrières entre les deux. Le fils de Sokhna Sophie Dème, né 8 ans avant l’indépendance du Sénégal, plus précisément le 10 juin 1952 à Tivaouane, a marqué de son empreinte l’histoire de la vie politique du Sénégal. Il se réclame du «Front du refus qui consiste à savoir dire non quand il le faut». Dans sa conception de l’existentialisme, «tout est question de responsabilité». Et, comme disait son oncle et père spirituel du Dahiratoul Mous­tarchidine wal Moustar­chi­da­ty (Dmwm), feu Serigne Pape Malick Sy, «soit on est marabout et on choisit de rester dans son coin pour s’occuper de la spiritualité, soit on s’occupe également du temporel».

Et nul ne pouvant échapper à son destin, le religieux, dans l’accomplissement d’une mission divine, aura connu la prison, ce suite à de sérieuses frictions avec le régime Diouf. Serigne Moustapha sera arrêté le 2 novembre 1993 et condamné le 15 janvier 1994 à un an de prison ferme pour trouble à l’ordre public.
Le 16 février 1994, au cours d’une manifestation de ses adeptes pour exiger sa libération, cinq policiers trouvèrent la mort. Et trois jours après, Djibo Leïty Kâ, alors ministre de l’Intérieur sous le magistère d’Abdou Diouf, prononça «l’interdiction des activités du mouvement Moustarchidine sur l’ensemble du territoire national».

Durant deux ans d’affilée le mouvement va se mouvoir dans la clandestinité, sans que son responsable moral ne cesse pour autant de se mêler de la chose politique.

En 1993, après avoir donné à ses talibés la consigne de voter en faveur du candidat Abdoulaye Wade contre le Président sortant Abdou Diouf, le Cheikh dut s’aligner, à la présidentielle de 2000, aux côtés du pape du «Sopi». Avant de s’allier, en 2007, à Idrissa Seck contre Me Wade.

Aujourd’hui plus que jamais le guide religieux ne semble guère prêt à renoncer à user de son influence religieuse pour continuer à peser de tout son poids dans le jeu politique. Parce que, disait-il, «j’aurai un grand rôle à jouer dans ce pays». Sous l’actuel régime de Macky Sall, le religieux jugera nécessaire de relancer son Parti de l’unité et du rassemblement (Pur). Il obtient trois députés à l’Assemblée nationale.

L’homme politique et père de Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Mourchid, son premier fan, est une autorité mystique. Sa singularité et son originalité se caractérisent par sa maîtrise des concepts coraniques qu’il adapte parfaitement avec les réalités de l’heure. Il a l’art de savoir raconter les réalités essentielles, avec surtout une maîtrise parfaite des sujets qu’il développe. Clairvo­yance sur les réalités de l’heure, compréhension ésotérique du Saint-Coran et de la Sunnah du Prophète Mohamed (PSL), Serigne Moustapha a une capacité exceptionnelle d’interprétation et de contextualisation des versets sacrés. Raison pour laquelle les savants et les mystiques sont souvent stupéfaits par sa haute science et sa sainteté. Pour lui, le domaine du savoir et de la science dépasse la sphère du langage et de son code écrit. L’auteur de «Daa Al Bilaad», l’étoile de Tivaouane-la-pieuse, de par son discours original en arabe coranique difficilement imitable, dispose de scénarii mystiques, lui permettant de décortiquer les concepts célestes.

Chez Serigne Moustapha Sy Al Makhtoum, le tout est mesuré, du ton à l’intonation, du gestuel au regard, du sourire au rire, le tout, juste, dans un harmonieux équilibrage. De son fameux «Rassou­loulah», symbole de la présence du Prophète (Psl), à son «Wallay Ndeyssan» montrant son humanisme et sa clémence à l’égard d’un public qui l’adore et l’écoute religieusement, Moustafal Makhtoum incarne, au-delà de l’élégance et l’éloquence, la spiritualité de l’âme. Il ne saurait être n’importe qui !

(Video): Les vérités crues de Serigne Habib sy ibn Serigne Babacar Sy Mansour

La naissance du Messager, le 12 Rabi Al-Awal 1442, correspondant, cette année, à la nuit du 29 au 30 octobre 2020, sera uniquement célébrée cette année à Tivaouane, par le Dahiratoul Moustarchidine wal Moustarchidate (Dwmw), créé en 1973 par Serigne Moustapha Sy, contrairement au reste de la famille Sy qui a décidé de renoncer au gamou.

Est-il un mouvement dissident ? Quelle est la stratégie éducative de Serigne Moustapha Sy qui dirige ce mouvement religieux le mieux structuré et le plus redouté du Sénégal ?

Tel un souffle d’ouragan tant redouté, la vérité éloquente qui jaillit avec franchise et ingénuité de la voix d’or du responsable moral des Mous­tar­chidines ne manque jamais de secouer l’opinion, et en particulier l’univers des tenants du pouvoir. Du coup, les moindres sorties de l’illustre Cheikh sont épiées sur l’ensemble du territoire national et même au-delà. Car, faudrait-il sincèrement l’avouer, Serigne Moustapha Sy est de la trempe de ceux-là dont le charisme ne laisse personne indifférent. Portrait d’un guide religieux d’une dimension exceptionnelle qui «se refuse d’être l’otage de qui que ce soit».

«Pour tout évènement redoutable en particulier survenu sur le terroir, on n’hésite guère à m’indexer sous l’étiquette de «l’enfant terrible de Tivaouane», alors que, dois-je le préciser, loin de ce qualificatif outrageant usé envers ma personne au point de mettre en cause mon honorabilité, je suis, plutôt «l’enfant gâté du Ciel»». Ce libellé d’une pertinence prodigieuse résume, en fait, la vie du guide des Moustarchidines et son caractère de «dissident» qui lui colle à la peau. Au sein de la sainte famille Sy de Tivaouane comme sur la scène politique, Serigne Moustapha ne mâche pas ses mots.

On se rappelle sa farouche opposition à la fermeture des lieux de culte, pour cause de pandémie du Covid-19, dans la capitale de la Tidiania, ordonnée par la plus haute autorité de la Cité de Maodo, le Khalife général, Serigne Babacar Sy Mansour, ce alors que «le Conseil des ministres continue à se tenir». Mais aussi une de ses sorties à la faveur de laquelle il n’hésitait surtout pas taxer de «féticheur» la plus haute autorité de l’Etat, la Président Macky Sall. «Tous les grands hommes de ce pays ont quitté ce bas monde durant les deux mandats de Macky Sall à cause des fétiches», avait-il dit. Qui de plus téméraire en ces temps-ci ? Normal, il est le fils de son père. Lequel homme de Dieu l’exhortait toujours d’ailleurs à «refuser d’être l’otage de qui que ce soit», d’autant qu’aux yeux de Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum, «quand tu es l’otage de quelqu’un, tu deviens un irresponsable».

Très responsable, véridique, constant et refusant de s’aliéner avec toutes les inconvenances sociétales morales et spirituelles, Serigne Moustapha Sy, à l’image de son illustre père, refuse de verser dans des expressions coloniales telles que «marabout, chef religieux, Khalife général», parce que, faut-il le rappeler, Al Makhtoum qui était le personnage central dans sa vie, était catégorique sur la question : «Le titre Khalife général étant une expression coloniale, m’a toujours rebuté, un peu comme le mot marabout d’ail­leurs. Un mot que j’ai toujours considéré comme une expres­sion berbère sinon barbare.»

Chef religieux respecté et respectable doublé d’un charismatique leader politique, Serigne Moustapha Sy ne met pas de mesures barrières entre les deux. Le fils de Sokhna Sophie Dème, né 8 ans avant l’indépendance du Sénégal, plus précisément le 10 juin 1952 à Tivaouane, a marqué de son empreinte l’histoire de la vie politique du Sénégal. Il se réclame du «Front du refus qui consiste à savoir dire non quand il le faut». Dans sa conception de l’existentialisme, «tout est question de responsabilité». Et, comme disait son oncle et père spirituel du Dahiratoul Mous­tarchidine wal Moustar­chi­da­ty (Dmwm), feu Serigne Pape Malick Sy, «soit on est marabout et on choisit de rester dans son coin pour s’occuper de la spiritualité, soit on s’occupe également du temporel». Et nul ne pouvant échapper à son destin, le religieux, dans l’accomplissement d’une mission divine, aura connu la prison, ce suite à de sérieuses frictions avec le régime Diouf. Serigne Moustapha sera arrêté le 2 novembre 1993 et condamné le 15 janvier 1994 à un an de prison ferme pour trouble à l’ordre public.

Le 16 février 1994, au cours d’une manifestation de ses adeptes pour exiger sa libération, cinq policiers trouvèrent la mort. Et trois jours après, Djibo Leïty Kâ, alors ministre de l’Intérieur sous le magistère d’Abdou Diouf, prononça «l’interdiction des activités du mouvement Moustarchidine sur l’ensemble du territoire national».
Durant deux ans d’affilée le mouvement va se mouvoir dans la clandestinité, sans que son responsable moral ne cesse pour autant de se mêler de la chose politique.

En 1993, après avoir donné à ses talibés la consigne de voter en faveur du candidat Abdoulaye Wade contre le Président sortant Abdou Diouf, le Cheikh dut s’aligner, à la présidentielle de 2000, aux côtés du pape du «Sopi». Avant de s’allier, en 2007, à Idrissa Seck contre Me Wade.

Aujourd’hui plus que jamais le guide religieux ne semble guère prêt à renoncer à user de son influence religieuse pour continuer à peser de tout son poids dans le jeu politique. Parce que, disait-il, «j’aurai un grand rôle à jouer dans ce pays». Sous l’actuel régime de Macky Sall, le religieux jugera nécessaire de relancer son Parti de l’unité et du rassemblement (Pur). Il obtient trois députés à l’Assemblée nationale.

L’homme politique et père de Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Mourchid, son premier fan, est une autorité mystique. Sa singularité et son originalité se caractérisent par sa maîtrise des concepts coraniques qu’il adapte parfaitement avec les réalités de l’heure.

Il a l’art de savoir raconter les réalités essentielles, avec surtout une maîtrise parfaite des sujets qu’il développe. Clairvo­yance sur les réalités de l’heure, compréhension ésotérique du Saint-Coran et de la Sunnah du Prophète Mohamed (PSL), Serigne Moustapha a une capacité exceptionnelle d’interprétation et de contextualisation des versets sacrés. Raison pour laquelle les savants et les mystiques sont souvent stupéfaits par sa haute science et sa sainteté.

Pour lui, le domaine du savoir et de la science dépasse la sphère du langage et de son code écrit. L’auteur de «Daa Al Bilaad», l’étoile de Tivaouane-la-pieuse, de par son discours original en arabe coranique difficilement imitable, dispose de scénarii mystiques, lui permettant de décortiquer les concepts célestes.

Chez Serigne Moustapha Sy Al Makhtoum, le tout est mesuré, du ton à l’intonation, du gestuel au regard, du sourire au rire, le tout, juste, dans un harmonieux équilibrage. De son fameux «Rassou­loulah», symbole de la présence du Prophète (Psl), à son «Wallay Ndeyssan» montrant son humanisme et sa clémence à l’égard d’un public qui l’adore et l’écoute religieusement, Moustafal Makhtoum incarne, au-delà de l’élégance et l’éloquence, la spiritualité de l’âme. Il ne saurait être n’importe qui !

Serigne Moustapha Sy avertit son audience: “Paré Naniou Ci Pape Malick, Nénaniou Ci Mane Laniou Dieum”

La naissance du Messager, le 12 Rabi Al-Awal 1442, correspondant, cette année, à la nuit du 29 au 30 octobre 2020, sera uniquement célébrée cette année à Tivaouane, par le Dahiratoul Moustarchidine wal Moustarchidate (Dwmw), créé en 1973 par Serigne Moustapha Sy, contrairement au reste de la famille Sy qui a décidé de renoncer au gamou.

Est-il un mouvement dissident ? Quelle est la stratégie éducative de Serigne Moustapha Sy qui dirige ce mouvement religieux le mieux structuré et le plus redouté du Sénégal ?

Tel un souffle d’ouragan tant redouté, la vérité éloquente qui jaillit avec franchise et ingénuité de la voix d’or du responsable moral des Mous­tar­chidines ne manque jamais de secouer l’opinion, et en particulier l’univers des tenants du pouvoir. Du coup, les moindres sorties de l’illustre Cheikh sont épiées sur l’ensemble du territoire national et même au-delà.

Car, faudrait-il sincèrement l’avouer, Serigne Moustapha Sy est de la trempe de ceux-là dont le charisme ne laisse personne indifférent. Portrait d’un guide religieux d’une dimension exceptionnelle qui «se refuse d’être l’otage de qui que ce soit».

«Pour tout évènement redoutable en particulier survenu sur le terroir, on n’hésite guère à m’indexer sous l’étiquette de «l’enfant terrible de Tivaouane», alors que, dois-je le préciser, loin de ce qualificatif outrageant usé envers ma personne au point de mettre en cause mon honorabilité, je suis, plutôt «l’enfant gâté du Ciel»».

Ce libellé d’une pertinence prodigieuse résume, en fait, la vie du guide des Moustarchidines et son caractère de «dissident» qui lui colle à la peau. Au sein de la sainte famille Sy de Tivaouane comme sur la scène politique, Serigne Moustapha ne mâche pas ses mots.

On se rappelle sa farouche opposition à la fermeture des lieux de culte, pour cause de pandémie du Covid-19, dans la capitale de la Tidiania, ordonnée par la plus haute autorité de la Cité de Maodo, le Khalife général, Serigne Babacar Sy Mansour, ce alors que «le Conseil des ministres continue à se tenir». Mais aussi une de ses sorties à la faveur de laquelle il n’hésitait surtout pas taxer de «féticheur» la plus haute autorité de l’Etat, la Président Macky Sall.

«Tous les grands hommes de ce pays ont quitté ce bas monde durant les deux mandats de Macky Sall à cause des fétiches», avait-il dit. Qui de plus téméraire en ces temps-ci ? Normal, il est le fils de son père. Lequel homme de Dieu l’exhortait toujours d’ailleurs à «refuser d’être l’otage de qui que ce soit», d’autant qu’aux yeux de Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum, «quand tu es l’otage de quelqu’un, tu deviens un irresponsable».

Très responsable, véridique, constant et refusant de s’aliéner avec toutes les inconvenances sociétales morales et spirituelles, Serigne Moustapha Sy, à l’image de son illustre père, refuse de verser dans des expressions coloniales telles que «marabout, chef religieux, Khalife général», parce que, faut-il le rappeler, Al Makhtoum qui était le personnage central dans sa vie, était catégorique sur la question : «Le titre Khalife général étant une expression coloniale, m’a toujours rebuté, un peu comme le mot marabout d’ail­leurs. Un mot que j’ai toujours considéré comme une expres­sion berbère sinon barbare.»

Chef religieux respecté et respectable doublé d’un charismatique leader politique, Serigne Moustapha Sy ne met pas de mesures barrières entre les deux. Le fils de Sokhna Sophie Dème, né 8 ans avant l’indépendance du Sénégal, plus précisément le 10 juin 1952 à Tivaouane, a marqué de son empreinte l’histoire de la vie politique du Sénégal.

Il se réclame du «Front du refus qui consiste à savoir dire non quand il le faut». Dans sa conception de l’existentialisme, «tout est question de responsabilité». Et, comme disait son oncle et père spirituel du Dahiratoul Mous­tarchidine wal Moustar­chi­da­ty (Dmwm), feu Serigne Pape Malick Sy, «soit on est marabout et on choisit de rester dans son coin pour s’occuper de la spiritualité, soit on s’occupe également du temporel».

Et nul ne pouvant échapper à son destin, le religieux, dans l’accomplissement d’une mission divine, aura connu la prison, ce suite à de sérieuses frictions avec le régime Diouf. Serigne Moustapha sera arrêté le 2 novembre 1993 et condamné le 15 janvier 1994 à un an de prison ferme pour trouble à l’ordre public.

Le 16 février 1994, au cours d’une manifestation de ses adeptes pour exiger sa libération, cinq policiers trouvèrent la mort. Et trois jours après, Djibo Leïty Kâ, alors ministre de l’Intérieur sous le magistère d’Abdou Diouf, prononça «l’interdiction des activités du mouvement Moustarchidine sur l’ensemble du territoire national».

Durant deux ans d’affilée le mouvement va se mouvoir dans la clandestinité, sans que son responsable moral ne cesse pour autant de se mêler de la chose politique.

En 1993, après avoir donné à ses talibés la consigne de voter en faveur du candidat Abdoulaye Wade contre le Président sortant Abdou Diouf, le Cheikh dut s’aligner, à la présidentielle de 2000, aux côtés du pape du «Sopi». Avant de s’allier, en 2007, à Idrissa Seck contre Me Wade.

Aujourd’hui plus que jamais le guide religieux ne semble guère prêt à renoncer à user de son influence religieuse pour continuer à peser de tout son poids dans le jeu politique. Parce que, disait-il, «j’aurai un grand rôle à jouer dans ce pays». Sous l’actuel régime de Macky Sall, le religieux jugera nécessaire de relancer son Parti de l’unité et du rassemblement (Pur). Il obtient trois députés à l’Assemblée nationale.

L’homme politique et père de Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Mourchid, son premier fan, est une autorité mystique. Sa singularité et son originalité se caractérisent par sa maîtrise des concepts coraniques qu’il adapte parfaitement avec les réalités de l’heure. Il a l’art de savoir raconter les réalités essentielles, avec surtout une maîtrise parfaite des sujets qu’il développe.

Clairvo­yance sur les réalités de l’heure, compréhension ésotérique du Saint-Coran et de la Sunnah du Prophète Mohamed (PSL), Serigne Moustapha a une capacité exceptionnelle d’interprétation et de contextualisation des versets sacrés. Raison pour laquelle les savants et les mystiques sont souvent stupéfaits par sa haute science et sa sainteté. Pour lui, le domaine du savoir et de la science dépasse la sphère du langage et de son code écrit.

L’auteur de «Daa Al Bilaad», l’étoile de Tivaouane-la-pieuse, de par son discours original en arabe coranique difficilement imitable, dispose de scénarii mystiques, lui permettant de décortiquer les concepts célestes.

Chez Serigne Moustapha Sy Al Makhtoum, le tout est mesuré, du ton à l’intonation, du gestuel au regard, du sourire au rire, le tout, juste, dans un harmonieux équilibrage. De son fameux «Rassou­loulah», symbole de la présence du Prophète (Psl), à son «Wallay Ndeyssan» montrant son humanisme et sa clémence à l’égard d’un public qui l’adore et l’écoute religieusement, Moustafal Makhtoum incarne, au-delà de l’élégance et l’éloquence, la spiritualité de l’âme. Il ne saurait être n’importe qui !

Les nouvelles accusations mystiques de Serigne Moustapha accuse : “Liniou Soul Ci Téféssou Mbour Bi”

La naissance du Messager, le 12 Rabi Al-Awal 1442, correspondant, cette année, à la nuit du 29 au 30 octobre 2020, sera uniquement célébrée cette année à Tivaouane, par le Dahiratoul Moustarchidine wal Moustarchidate (Dwmw), créé en 1973 par Serigne Moustapha Sy, contrairement au reste de la famille Sy qui a décidé de renoncer au gamou. Est-il un mouvement dissident ?

Quelle est la stratégie éducative de Serigne Moustapha Sy qui dirige ce mouvement religieux le mieux structuré et le plus redouté du Sénégal ?

Tel un souffle d’ouragan tant redouté, la vérité éloquente qui jaillit avec franchise et ingénuité de la voix d’or du responsable moral des Mous­tar­chidines ne manque jamais de secouer l’opinion, et en particulier l’univers des tenants du pouvoir. Du coup, les moindres sorties de l’illustre Cheikh sont épiées sur l’ensemble du territoire national et même au-delà.

Car, faudrait-il sincèrement l’avouer, Serigne Moustapha Sy est de la trempe de ceux-là dont le charisme ne laisse personne indifférent. Portrait d’un guide religieux d’une dimension exceptionnelle qui «se refuse d’être l’otage de qui que ce soit».

«Pour tout évènement redoutable en particulier survenu sur le terroir, on n’hésite guère à m’indexer sous l’étiquette de «l’enfant terrible de Tivaouane», alors que, dois-je le préciser, loin de ce qualificatif outrageant usé envers ma personne au point de mettre en cause mon honorabilité, je suis, plutôt «l’enfant gâté du Ciel»». Ce libellé d’une pertinence prodigieuse résume, en fait, la vie du guide des Moustarchidines et son caractère de «dissident» qui lui colle à la peau. Au sein de la sainte famille Sy de Tivaouane comme sur la scène politique, Serigne Moustapha ne mâche pas ses mots. On se rappelle sa farouche opposition à la fermeture des lieux de culte, pour cause de pandémie du Covid-19, dans la capitale de la Tidiania, ordonnée par la plus haute autorité de la Cité de Maodo, le Khalife général, Serigne Babacar Sy Mansour, ce alors que «le Conseil des ministres continue à se tenir». Mais aussi une de ses sorties à la faveur de laquelle il n’hésitait surtout pas taxer de «féticheur» la plus haute autorité de l’Etat, la Président Macky Sall. «Tous les grands hommes de ce pays ont quitté ce bas monde durant les deux mandats de Macky Sall à cause des fétiches», avait-il dit. Qui de plus téméraire en ces temps-ci ? Normal, il est le fils de son père. Lequel homme de Dieu l’exhortait toujours d’ailleurs à «refuser d’être l’otage de qui que ce soit», d’autant qu’aux yeux de Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum, «quand tu es l’otage de quelqu’un, tu deviens un irresponsable».

Très responsable, véridique, constant et refusant de s’aliéner avec toutes les inconvenances sociétales morales et spirituelles, Serigne Moustapha Sy, à l’image de son illustre père, refuse de verser dans des expressions coloniales telles que «marabout, chef religieux, Khalife général», parce que, faut-il le rappeler, Al Makhtoum qui était le personnage central dans sa vie, était catégorique sur la question : «Le titre Khalife général étant une expression coloniale, m’a toujours rebuté, un peu comme le mot marabout d’ail­leurs. Un mot que j’ai toujours considéré comme une expres­sion berbère sinon barbare.»

Chef religieux respecté et respectable doublé d’un charismatique leader politique, Serigne Moustapha Sy ne met pas de mesures barrières entre les deux. Le fils de Sokhna Sophie Dème, né 8 ans avant l’indépendance du Sénégal, plus précisément le 10 juin 1952 à Tivaouane, a marqué de son empreinte l’histoire de la vie politique du Sénégal.

Il se réclame du «Front du refus qui consiste à savoir dire non quand il le faut». Dans sa conception de l’existentialisme, «tout est question de responsabilité». Et, comme disait son oncle et père spirituel du Dahiratoul Mous­tarchidine wal Moustar­chi­da­ty (Dmwm), feu Serigne Pape Malick Sy, «soit on est marabout et on choisit de rester dans son coin pour s’occuper de la spiritualité, soit on s’occupe également du temporel».

Et nul ne pouvant échapper à son destin, le religieux, dans l’accomplissement d’une mission divine, aura connu la prison, ce suite à de sérieuses frictions avec le régime Diouf. Serigne Moustapha sera arrêté le 2 novembre 1993 et condamné le 15 janvier 1994 à un an de prison ferme pour trouble à l’ordre public.

Le 16 février 1994, au cours d’une manifestation de ses adeptes pour exiger sa libération, cinq policiers trouvèrent la mort. Et trois jours après, Djibo Leïty Kâ, alors ministre de l’Intérieur sous le magistère d’Abdou Diouf, prononça «l’interdiction des activités du mouvement Moustarchidine sur l’ensemble du territoire national».

Durant deux ans d’affilée le mouvement va se mouvoir dans la clandestinité, sans que son responsable moral ne cesse pour autant de se mêler de la chose politique.

En 1993, après avoir donné à ses talibés la consigne de voter en faveur du candidat Abdoulaye Wade contre le Président sortant Abdou Diouf, le Cheikh dut s’aligner, à la présidentielle de 2000, aux côtés du pape du «Sopi». Avant de s’allier, en 2007, à Idrissa Seck contre Me Wade.

Aujourd’hui plus que jamais le guide religieux ne semble guère prêt à renoncer à user de son influence religieuse pour continuer à peser de tout son poids dans le jeu politique. Parce que, disait-il, «j’aurai un grand rôle à jouer dans ce pays». Sous l’actuel régime de Macky Sall, le religieux jugera nécessaire de relancer son Parti de l’unité et du rassemblement (Pur). Il obtient trois députés à l’Assemblée nationale.

L’homme politique et père de Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Mourchid, son premier fan, est une autorité mystique. Sa singularité et son originalité se caractérisent par sa maîtrise des concepts coraniques qu’il adapte parfaitement avec les réalités de l’heure. Il a l’art de savoir raconter les réalités essentielles, avec surtout une maîtrise parfaite des sujets qu’il développe. Clairvo­yance sur les réalités de l’heure, compréhension ésotérique du Saint-Coran et de la Sunnah du Prophète Mohamed (PSL), Serigne Moustapha a une capacité exceptionnelle d’interprétation et de contextualisation des versets sacrés.

Raison pour laquelle les savants et les mystiques sont souvent stupéfaits par sa haute science et sa sainteté. Pour lui, le domaine du savoir et de la science dépasse la sphère du langage et de son code écrit. L’auteur de «Daa Al Bilaad», l’étoile de Tivaouane-la-pieuse, de par son discours original en arabe coranique difficilement imitable, dispose de scénarii mystiques, lui permettant de décortiquer les concepts célestes.

Chez Serigne Moustapha Sy Al Makhtoum, le tout est mesuré, du ton à l’intonation, du gestuel au regard, du sourire au rire, le tout, juste, dans un harmonieux équilibrage. De son fameux «Rassou­loulah», symbole de la présence du Prophète (Psl), à son «Wallay Ndeyssan» montrant son humanisme et sa clémence à l’égard d’un public qui l’adore et l’écoute religieusement, Moustafal Makhtoum incarne, au-delà de l’élégance et l’éloquence, la spiritualité de l’âme. Il ne saurait être n’importe qui !

Réaction de Sokhna kiné Dabakh Après la sortie de Serigne Moustapha Sy DMWM

La naissance du Messager, le 12 Rabi Al-Awal 1442, correspondant, cette année, à la nuit du 29 au 30 octobre 2020, sera uniquement célébrée cette année à Tivaouane, par le Dahiratoul Moustarchidine wal Moustarchidate (Dwmw), créé en 1973 par Serigne Moustapha Sy, contrairement au reste de la famille Sy qui a décidé de renoncer au gamou.

Est-il un mouvement dissident ? Quelle est la stratégie éducative de Serigne Moustapha Sy qui dirige ce mouvement religieux le mieux structuré et le plus redouté du Sénégal ?

Tel un souffle d’ouragan tant redouté, la vérité éloquente qui jaillit avec franchise et ingénuité de la voix d’or du responsable moral des Mous­tar­chidines ne manque jamais de secouer l’opinion, et en particulier l’univers des tenants du pouvoir. Du coup, les moindres sorties de l’illustre Cheikh sont épiées sur l’ensemble du territoire national et même au-delà. Car, faudrait-il sincèrement l’avouer, Serigne Moustapha Sy est de la trempe de ceux-là dont le charisme ne laisse personne indifférent. Portrait d’un guide religieux d’une dimension exceptionnelle qui «se refuse d’être l’otage de qui que ce soit».

«Pour tout évènement redoutable en particulier survenu sur le terroir, on n’hésite guère à m’indexer sous l’étiquette de «l’enfant terrible de Tivaouane», alors que, dois-je le préciser, loin de ce qualificatif outrageant usé envers ma personne au point de mettre en cause mon honorabilité, je suis, plutôt «l’enfant gâté du Ciel»». Ce libellé d’une pertinence prodigieuse résume, en fait, la vie du guide des Moustarchidines et son caractère de «dissident» qui lui colle à la peau. Au sein de la sainte famille Sy de Tivaouane comme sur la scène politique, Serigne Moustapha ne mâche pas ses mots.

On se rappelle sa farouche opposition à la fermeture des lieux de culte, pour cause de pandémie du Covid-19, dans la capitale de la Tidiania, ordonnée par la plus haute autorité de la Cité de Maodo, le Khalife général, Serigne Babacar Sy Mansour, ce alors que «le Conseil des ministres continue à se tenir». Mais aussi une de ses sorties à la faveur de laquelle il n’hésitait surtout pas taxer de «féticheur» la plus haute autorité de l’Etat, la Président Macky Sall. «Tous les grands hommes de ce pays ont quitté ce bas monde durant les deux mandats de Macky Sall à cause des fétiches», avait-il dit. Qui de plus téméraire en ces temps-ci ?

Normal, il est le fils de son père. Lequel homme de Dieu l’exhortait toujours d’ailleurs à «refuser d’être l’otage de qui que ce soit», d’autant qu’aux yeux de Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum, «quand tu es l’otage de quelqu’un, tu deviens un irresponsable».

Très responsable, véridique, constant et refusant de s’aliéner avec toutes les inconvenances sociétales morales et spirituelles, Serigne Moustapha Sy, à l’image de son illustre père, refuse de verser dans des expressions coloniales telles que «marabout, chef religieux, Khalife général», parce que, faut-il le rappeler, Al Makhtoum qui était le personnage central dans sa vie, était catégorique sur la question : «Le titre Khalife général étant une expression coloniale, m’a toujours rebuté, un peu comme le mot marabout d’ail­leurs. Un mot que j’ai toujours considéré comme une expres­sion berbère sinon barbare.»

Chef religieux respecté et respectable doublé d’un charismatique leader politique, Serigne Moustapha Sy ne met pas de mesures barrières entre les deux. Le fils de Sokhna Sophie Dème, né 8 ans avant l’indépendance du Sénégal, plus précisément le 10 juin 1952 à Tivaouane, a marqué de son empreinte l’histoire de la vie politique du Sénégal. Il se réclame du «Front du refus qui consiste à savoir dire non quand il le faut». Dans sa conception de l’existentialisme, «tout est question de responsabilité». Et, comme disait son oncle et père spirituel du Dahiratoul Mous­tarchidine wal Moustar­chi­da­ty (Dmwm), feu Serigne Pape Malick Sy, «soit on est marabout et on choisit de rester dans son coin pour s’occuper de la spiritualité, soit on s’occupe également du temporel». Et nul ne pouvant échapper à son destin, le religieux, dans l’accomplissement d’une mission divine, aura connu la prison, ce suite à de sérieuses frictions avec le régime Diouf. Serigne Moustapha sera arrêté le 2 novembre 1993 et condamné le 15 janvier 1994 à un an de prison ferme pour trouble à l’ordre public.
Le 16 février 1994, au cours d’une manifestation de ses adeptes pour exiger sa libération, cinq policiers trouvèrent la mort. Et trois jours après, Djibo Leïty Kâ, alors ministre de l’Intérieur sous le magistère d’Abdou Diouf, prononça «l’interdiction des activités du mouvement Moustarchidine sur l’ensemble du territoire national».

Durant deux ans d’affilée le mouvement va se mouvoir dans la clandestinité, sans que son responsable moral ne cesse pour autant de se mêler de la chose politique.

En 1993, après avoir donné à ses talibés la consigne de voter en faveur du candidat Abdoulaye Wade contre le Président sortant Abdou Diouf, le Cheikh dut s’aligner, à la présidentielle de 2000, aux côtés du pape du «Sopi». Avant de s’allier, en 2007, à Idrissa Seck contre Me Wade.

Aujourd’hui plus que jamais le guide religieux ne semble guère prêt à renoncer à user de son influence religieuse pour continuer à peser de tout son poids dans le jeu politique. Parce que, disait-il, «j’aurai un grand rôle à jouer dans ce pays». Sous l’actuel régime de Macky Sall, le religieux jugera nécessaire de relancer son Parti de l’unité et du rassemblement (Pur). Il obtient trois députés à l’Assemblée nationale.

L’homme politique et père de Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Mourchid, son premier fan, est une autorité mystique. Sa singularité et son originalité se caractérisent par sa maîtrise des concepts coraniques qu’il adapte parfaitement avec les réalités de l’heure. Il a l’art de savoir raconter les réalités essentielles, avec surtout une maîtrise parfaite des sujets qu’il développe. Clairvo­yance sur les réalités de l’heure, compréhension ésotérique du Saint-Coran et de la Sunnah du Prophète Mohamed (PSL), Serigne Moustapha a une capacité exceptionnelle d’interprétation et de contextualisation des versets sacrés. Raison pour laquelle les savants et les mystiques sont souvent stupéfaits par sa haute science et sa sainteté. Pour lui, le domaine du savoir et de la science dépasse la sphère du langage et de son code écrit. L’auteur de «Daa Al Bilaad», l’étoile de Tivaouane-la-pieuse, de par son discours original en arabe coranique difficilement imitable, dispose de scénarii mystiques, lui permettant de décortiquer les concepts célestes.

Chez Serigne Moustapha Sy Al Makhtoum, le tout est mesuré, du ton à l’intonation, du gestuel au regard, du sourire au rire, le tout, juste, dans un harmonieux équilibrage. De son fameux «Rassou­loulah», symbole de la présence du Prophète (Psl), à son «Wallay Ndeyssan» montrant son humanisme et sa clémence à l’égard d’un public qui l’adore et l’écoute religieusement, Moustafal Makhtoum incarne, au-delà de l’élégance et l’éloquence, la spiritualité de l’âme. Il ne saurait être n’importe qui !