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Guinée : Alpha Condé vient de refaire surface (photo)

Alpha Condé a effectué ce mercredi 28 octobre 2020 une visite à l’hôpital militaire du Camp Almamy Samory Touré dans le but de s’enquérir de l’état de santé des militaires blessés lors des dernières violences post-électorales.

Le président nouvellement réélu était accompagné du ministre de la défense Dr Mohamed Diané, et de Tibou Camara, mais aussi des officiers de l’armée guinéenne.

Alpha Condé déclaré victorieux par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) vient de déclarer de l’élection présidentielle en Guinée.

Selon l’instance qui a annoncé les résultats provisoires globaux, le Président sortant est élu au premier tour avec 59,49% des voix. La même source « donne » 33,50 % à Cellou Dalein Diallo qui s’était autoproclamé vainqueur.

Parcours du candidat

Alpha Condé, né le 4 mars 1938 à Boké en Basse-Guinée, est un homme d’État guinéen. Il est président de la République de Guinée depuis le 21 décembre 2010.

En 1977, il fonde le Mouvement national démocratique (MND), qui devient par la suite Unité, justice, patrie (UJP), le Rassemblement des patriotes guinéens (RPG), le Rassemblement du peuple de Guinée, puis le RPG-Arc-en-ciel. Il se présente sans succès aux élections présidentielles de 1993 et 1998.

Il remporte l’élection présidentielle de 2010, obtenant 52,5 % des suffrages exprimés au second tour face au candidat de l’Union des forces démocratiques de Guinée, Cellou Dalein Diallo. Il est élu pour un second mandat en 2015 avec 57,9 % des voix au premier tour.

Origines

D’ethnie Dioula, ses parents sont originaires de Bobo Diolasso, une ville du Burkina Faso ; son père serait venu dans la région de Kankan (Haute-Guinée), pendant la période coloniale, comme cuisinier.

Études

Scolarisé à l’école primaire du Centre à Conakry, puis au collège (séminaire) des Pères à Dixinn, Alpha Condé part en France à l’âge de 15 ans, après avoir eu son brevet.

Élève en classe de seconde au lycée Pierre-de-Fermat de Toulouse, il poursuit son cursus à Louviers, où des relations de son père le confient au maire, Pierre Mendès France, qui devient son tuteur pendant ses classes de première et terminale. Il passe son baccalauréat à Paris, au lycée Turgot, où il sympathise avec Bernard Kouchner, qu’il considère comme son frère3.

Après un passage à la Sorbonne, Alpha Condé obtient une licence en sociologie puis un diplôme d’études supérieures (DES), avant de devenir docteur d’État en droit public à la faculté de droit de l’université Paris-I.

Meurtres en Guinée :«Amnesty international n’a jamais dit la vérité sur les dossiers de violences» (RPG)

Dans son dernier rapport publié sur les cas de violences enregistrées en Guinée, l’ONG Amnesty international a dénoncé et condamné énergétiquement l’utilisation d’armes par les forces de défense et de sécurité dans le cadre du maintien d’ordre en Guinée.

Sur le sujet, Souleymane Keita a une lecture tout à fait différente. Ce membre du bureau politique national du Rpg arc-en-ciel, a rejeté en bloc ce rapport.

Selon le député de la mouvance, le parti au pouvoir n’accorde aucun crédit aux différents rapports publiés par l’ONG internationale.

«Nous n’accordons aucun crédit à ce que dit Amnesty internationale, qui fait des rapports unilatéraux», a-t-il confié ce dimanche à nos confrères de BBC

«Amnesty international n’a jamais dit la vérité sur les dossiers de violences enregistrées en Guinée », a-t-il traché

Souleymane Keita, justifie ses propos par le fait que selon lui, Amnesty international n’a jamais interrogé le gouvernement avant de dresser ses rapports.

Guinée: Des commissaires de la Céni dénoncent des fraudes

Au lendemain de la proclamation par la Céni des résultats provisoires de l’élection présidentielle qui ont donné vainqueur le président sortant, le vice-président de l’instance électorale Bano Sow, qui est issu de l’opposition, a signé une déclaration proposant « la reprise » partielle ou totale du scrutin en raison d’un certain nombre d’anomalies.

Si le bon déroulé du vote a été salué par les observateurs africains, c’est dans les opérations de centralisation que les choses se compliquent.

Refus d’afficher les résultats, manque de transparence dans la remontée des procès-verbaux, disparitions, substitutions ou encore falsifications de PV… Le rapport des commissaires note une « concentrations d’anomalies » dans la région de la Haute Guinée, réputée être un fief du pouvoir en place où certains taux de participation oscillent entre 98 et plus de 100%. Peu de bureaux de vote annulés, presqu’aucun bulletin nul dans cette zone rurale avec un fort taux d’analphabétisme, souligne encore le document.

Enfin, lors de la totalisation des votes : « Le nombre total de suffrages exprimés ne correspondrait pas à la somme des suffrages obtenus par l’ensemble des candidats », selon le rapport qui met en cause la sincérité des résultats et propose la reprise du scrutin.

Mamady 3 Kaba, le porte-parole de la Céni, qui n’a pas encore consulté le document, y voit une démarche « politique ». C’est trop tard, dit-il, les recours doivent être désormais portés « par les candidats » auprès de la Cour constitutionnelle. Celle-ci disposera ensuite de cinq jours pour les étudier et proclamer les résultats définitifs ou annuler le scrutin.

Guinée : Le vice-président de la CENI dénonce une fraude massive et demande la reprise du vote

Dans une déclaration signée par le vice-président de la Ceni, Bano Sow, des commissaires à la Commission électorale nationale indépendante ont démontré la fraude massive et les irrégularités qui ont caractérisé la centralisation et la comptabilisation des résultats du scrutin du 18 octobre.

Une situation face à laquelle ils proposent “soit la reprise intégrale de cette élection, comme cela s’est fait au Malawi, ou tout au moins la reprise dans certaines circonscriptions où il y a un sérieux doute émis sur la sincérité des résultats”.

“Une mauvaise foi dans l’interprétation des textes”

Parmi les motifs évoqués par les signataires de cette déclaration, il y a la “mauvaise foi dans l’interprétation des textes de loi, notamment la loi 044 et la loi portant Code électoral révisé”.

Ils dénoncent aussi “l’implication de l’Administration dans tout le processus, au point d’en être, en réalité, le principal organisateur des élections en Guinée, en lieu et place de la Ceni, et le manque de recours contre les mauvaises décisions de la Ceni”.

“De nombreuses failles ont été notées dans l’organisation du scrutin du 18 octobre”

Le vice-président de la Ceni juge également que “l’organisation de l’élection présidentielle du 18 octobre a connu plusieurs failles. Les plus flagrantes ont été le fait que le chronogramme ait volontairement annulé l’affichage des listes électorales”.

À cela s’ajoute “le refus obstiné de l’élaboration des procédures de remontée et de traitement des résultats de l’élection depuis le bureau de vote. Le refus de réceptionner des Pv de bureaux de vote dans des commissions de réception et de transmission des procès-verbaux préfectorales ou communales, privant plusieurs électeurs de leur droit de vote et des candidats des suffrages de leurs électeurs”.

Enfin, El Hadj Mamadou Bano Sow fustige la “présence d’écart entre les suffrages exprimés et la somme des suffrages obtenus par les différents candidats, et le déversement de cet écart sur le nombre total de bulletins nuls sans aucune base juridique”.

Présidentielle en Guinée : Cellou Dalein s’adresse aux Guinéens et rejette les résultats

En Guinée, alors que la Céni vient de proclamer Alpha Condé vainqueur de l’élection présidentielle dès le premier tour avec 59,51% des voix, au moins trois nouvelles personnes ont perdu la vie dans des affrontements samedi, ce qui porte à dix-huit morts le bilan des violences post-électorales depuis le scrutin de dimanche dernier.

Il pourrait être bien plus lourd, l’opposition dénombre, elle, une trentaine de victimes. Face à la situation, une « mission de diplomatie préventive » est attendue à Conakry pour tenter d’apaiser les tensions.

Selon nos informations, la mission est attendue entre ce dimanche et mardi 27 à Conakry. Elle serait composée du président de la Commission de la Cédéao Jean-Claude Kassi Brou, de Mohamed Ibn Chambas pour les Nations unies, des commissaires aux affaires politiques de l’Union africaine, Cessouma Minata Samate, et de la Cédéao, le général Francis Behanzin.

En deux jours, elle aura pour mission d’apaiser les tensions alors que le principal opposant Cellou Dalein Diallo, crédité de 33,50% des voix par la Céni, ne reconnait pas les résultats de l’élection qu’il estime avoir remportée.

Il dénonce l’« indifférence coupable » de la part de la communauté internationale. « La répression sauvage en Guinée n’a jamais été condamnée » affirme-t-il.

L’UFDG compte donc déposer un recours auprès de la Cour constitutionnelle en présentant les copies des procès-verbaux en sa possession, mais sans se faire trop d’illusion, dit son leader. Celui-ci en appelle donc à la rue, soutenu par le FNDC qui appelle à de nouvelles manifestations ce lundi.

Trois morts en marge de l’annonce des résultats

C’est au palais du peuple, placé sous haute sécurité, que le président de la Commission électorale a déclaré la victoire d’Alpha Condé. Dans la salle, les partisans du président sortant applaudissent. Pour eux, c’est le « coup KO » espéré.

À l’extérieur, des militants du RPG Arc-en-Ciel ont revêtu leurs t-shirts et casquettes jaunes, aux couleurs du parti, mais pas de grand rassemblement.

Dansa Kourouma, président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne salue le bon déroulé de l’élection et appelle l’opposition à user des recours légaux pour faire entendre ses revendications.

“Nous avons constaté que malgré l’environnement pré-électoral émaillé de violences, de tensions et d’angoisses, le peuple guinéen a bravé la peur pour voter massivement et ce sur toute l’étendue du territoire national (…) Je demande aux douze candidats de respecter les recours (…) La Cour constitutionnelle reste la juridiction compétente.”

Plusieurs quartiers de la capitale sont déserts, les boutiques fermées, les forces de défense et de sécurité postées aux ronds-points et carrefours.

Après des violences meurtrières depuis lundi, la publication des résultats a été suivie de nouvelles manifestations et tensions dans la banlieue de Conakry, mais aussi dans des villes de l’intérieur comme à Labé, en Moyenne Guinée, où Cellou Dalein Diallo a obtenu la majorité selon la Céni. Bilan de cette journée : trois morts, selon le ministère de la Sécurité.

L’Union des Forces Démocratiques de la Guinée et l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie, se sont exprimées via un communiqué suite aux résultats provisoires de l’élection présidentielle publiée par la CENI.

Les deux entités appellent à la reprise des manifestations et comptent saisir la cour constitutionnelle. Selon elles, Alpha Condé a fabriqué de faux pv pour remporter cette élection. Voici le contenu du communiqué in-extenso.

La CENI a validé « sans surprises les fraudes massives organisées après le scrutin, notamment lors des centralisations, et a déclaré Alpha Condé vainqueur dès le premier tour avec 59, 43% des suffrages exprimés.

L’UFDG et ses alliés de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD) rejettent catégoriquement ces faux résultats et appelle les populations à se mobiliser pour défendre, par tous les moyens légaux, la vérité des urnes qui donne leur candidat vainqueur avec 53, 84%.

L’UFDG et ses alliés, sans se faire d’illusions, saisiront la Cour Constitutionnelle avec les preuves irréfutables issues des bureaux de vote, c’est-à-dire avant toute manipulation ou fabrication des faux PV, avant et pendant les centralisations.

Ceci dit, l’UFDG et ses alliés ne renonceront pas aux manifestations dans les rues et sur les places publiques pour protester contre ce hold-up électoral en cours et pour exiger le respect des résultats issus des urnes, malgré la répression sauvage qui s’abat sur leurs partisans.

Alpha Condé, après avoir réussi, par la fraude et par la violence, son coup d’état constitutionnel, est en train d’utiliser les mêmes moyens pour imposer au peuple de Guinée un coup d’état électoral.

Pour faire passer son hold-up, il a déclenché, depuis lundi 19 octobre, une vaste campagne d’intimidation et de violences contre les partisans du vrai vainqueur de cette élection.

C’est dans ce cadre que le Président Cellou Dalein Diallo et sa famille sont, depuis mardi 20 octobre, séquestrés à son domicile et privés de tout contact avec l’extérieur. Ses bureaux et le siège du Parti ont été vandalisés par l’Armée, la police et la gendarmerie qui occupent depuis les lieux.

Avec l’appui de l’armée qui a été réquisitionnée à cet effet, une répression aveugle s’abat sans discernement sur ses partisans. Le bilan provisoire de ces exactions inouïes est à l’heure actuelle de 27 morts, près de 200 blessés par balles, des centaines d’arrestations et d’importants dégâts matériels.

L’UFDG et l’ANAD expriment leur solidarité avec les victimes de ces exactions et présentent leurs condoléances à tous ceux qui ont perdu des proches.

L’UFDG et l’ANAD demandent à tous les Guinéens d’être vigilants pour éviter de tomber dans le piège de Alpha Condé qui tente, par tous les moyens, d’ethniciser le conflit pour opposer les communautés de notre pays afin d’en tirer profit comme à son habitude.

En effet, le conflit n’oppose qu’Alpha Condé et son clan d’une part, et d’autre part, les démocrates Guinéens opposés à la fraude électorale et au troisième mandat du tyran.

Il n’y a pas d’alternative à la poursuite de notre lutte. Restons donc mobilisés pour défendre nos droits et la vérité des urnes ».

Répression en Guinée: Les terribles révélations d’Amnesty

Amnesty International a pu identifier et analyser des balles et des douilles photographiées à Labé (région de Labé), où des militaires ont été déployés, selon plusieurs témoignages et vidéos. L’analyse montre qu’il s’agit de munitions de type 7.62x39mm, dont le calibre correspond aux armes de type AK/PMAK.

Des vidéos filmées ces derniers jours et les mois précédents montrent que ces armes sont portées fréquemment par des membres des forces de défense et de sécurité guinéennes, ce que les autorités ont toujours nié.

Le 21 octobre, le ministère de la Sécurité a annoncé la mort de neuf personnes dont deux policiers. L’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG, opposition), a annoncé le 23 octobre que 27 personnes avaient été tuées par balle depuis le 19 octobre, dont 18 à Conakry, trois à Manéah, trois à Labé, une à Mamou, une à Télimélé et une à Pita, et que plus de cent personnes ont été blessées par balle.

Le domicile de Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et candidat à l’élection présidentielle, est encerclé depuis le 20 octobre. La veille, il s’était proclamé vainqueur du scrutin sans attendre l’annonce officielle des résultats par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), que l’opposition estime phagocytée par le pouvoir.

Amnesty International est en train d’analyser les informations en sa possession, mais n’est pas encore en mesure d’établir un bilan exhaustif, compte-tenu de l’ampleur des morts et des blessés présumés, et des perturbations du réseau internet et des lignes téléphoniques.

Oragnisation

L’organisation a néanmoins pu communiquer avec différentes sources qui ont confirmé la mort d’au moins neuf personnes, essentiellement tuées par balle, depuis le 19 octobre. Des informations recueillies jusqu’à présent sur d’autres victimes présumées, sur la situation dans certaines structures de santé, ainsi que les chiffres et les informations rapportés par les médias guinéens, laissent penser que plusieurs dizaines de personnes pourraient avoir été tuées.

Par ailleurs, rien que dans deux structures de santé de la capitale Conakry, Amnesty International a pu comptabiliser au moins 29 blessés les 19 et 21 octobre, dont plusieurs par armes à feu et armes blanches. Un chiffre là-encore non exhaustif.

Le cas El Hadj Yacouba Diallo

El Hadj Yacouba Diallo, 67 ans, a été tué par une foule le 23 octobre, et son domicile situé à Enta-marché (Conakry) a été incendié, selon des témoignages recueillis par Amnesty International.

« El Hadj Yacouba Diallo vivait ici depuis très longtemps. En milieu de journée, des jeunes de la mouvance présidentielle sont venus, armés de bâtons, de pierres et d’autres armes. Quand ils sont arrivés, la victime a d’abord tiré des coups d’armes à feu, puis s’est réfugiée dans sa maison.

Ils l’ont fait sortir et l’ont lapidé, bastonné à mort. Les concessions voisines de la sienne ont été caillassées et vandalisées », a déclaré un témoin à Amnesty International.

Abdoulaye « Diomba » Diallo, 18 ans, a été tué par balle le 19 octobre à Hamdallaye (Conakry), à proximité du carrefour Concasseur, selon les témoignages recueillis par Amnesty International auprès d’un membre de sa famille et d’un ami présent sur les lieux, appuyés par une vidéo authentifiée par l’organisation.

D’après ces témoignages, cinq véhicules de la gendarmerie et un véhicule d’une Compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS) étaient présents sur les lieux.

La vidéo de 20 secondes montre des groupes de jeunes hommes marcher sur la chaussée où des pneus ont été placés. Des nuages formés par des gaz lacrymogènes sont visibles en arrière-plan, à l’endroit supposé où se trouvent les forces de défense et de sécurité.

La fin de la vidéo montre certains jeunes se presser en sens inverse, et Abdoulaye Diallo s’effondrer à terre, de dos, au moment où un tir retentit. Les vêtements de la victime, visibles sur la vidéo, correspondent à ceux visibles sur les photos du corps de la victime, consultées par Amnesty International.

Un ami d’Abdoulaye l’a porté sur son dos jusqu’au moment où des éléments d’un Point Appui (PA) – des unités installées de façon permanente dans certains quartiers de Conakry et composées de forces mixtes dont des militaires – ont jeté des gaz lacrymogènes, l’empêchant de continuer. « J’ai laissé Abdoulaye à terre et j’ai dû m’enfuir », a-t-il déclaré à Amnesty International.

Le cas de Boubacar Baldé

Boubacar Baldé, coordinateur du Front national de défense de la constitution (FNDC), a été tué le 21 octobre après avoir été atteint par balle à la cuisse. Selon le témoignage d’un membre de sa famille, ses amis l’ont amené dans un centre de santé avant de tenter de le conduire dans un hôpital. Le blocage des routes a ralenti son évacuation et il est décédé en cours de route.

Salimatou Bah, stagiaire infirmière dans un centre de santé du quartier Cimenterie (Conakry), est morte le 20 octobre après avoir reçu une cartouche de gaz lacrymogène à Bailobayo (Conakry), alors qu’elle rentrait chez elle. « Elle a été enterrée le 21 octobre », a raconté un proche de la victime à Amnesty International.