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Seine-Saint-Denis: un policier municipal se suicide après avoir avoué son meurtre

Dans une lettre et un message téléphonique laissés à son ex-femme, le policier trentenaire, en instance de divorce, a avoué le meurtre, selon ces sources, confirmant une information du Parisien et d’Europe 1.

« Il devait être entendu comme témoin mercredi matin par la police mais il n’avait pas répondu à la convocation », indique le parquet de Bobigny. Les investigations ont permis d’établir qu’il avait eu un contact vendredi 31 janvier avec l’homme de 75 ans dont le corps a été découvert lundi.

«Différend d’ordre commercial»
Si le mobile du meurtre reste à déterminer, une source policière évoque « un différend d’ordre commercial ».

« Des traces de contusions et de sang ont été relevées sur le corps de l’homme retrouvé dans le grenier », détaille une source proche du dossier. Le logement, qui appartient à la tante de la victime, a par ailleurs été entièrement fouillé.

La victime et son frère, qui est tombé sur le corps caché sous un amas d’objets et de vêtements, se relayaient tous les trois jours pour vérifier que le lieu, mis en vente en raison du placement en Ehpad de la propriétaire, n’était pas squatté ou cambriolé.

Jets de projectiles en Seine-Saint-Denis
Tout a commencé en début de soirée jeudi, aux alentours de 19h20, dans la commune de Saint-Denis. Alors qu’ils patrouillaient dans leur véhicule, les agents de la Brigade anticriminalité (BAC) ont été la cible de jets de projectiles. Selon une source policière, «plusieurs pierres de tailles variables» ont été projetées contre les vitres de cette voiture. Si aucun fonctionnaire n’a été blessé, plusieurs individus ont été interpellés. L’un d’eux placé en garde à vue. Une action «banale mais symptomatique», commente notre source.

«Plus que jamais, les collègues sont devenus des proies», constate, attristée, une source policière au Figaro. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la police a été la cible de plusieurs «actions violentes» à Paris et en Seine-Saint-Denis. Des faits «inadmissibles», s’est indignée vendredi la préfecture de police de Paris sur Twitter. Si, selon les premières investigations, les évènements n’avaient aucun lien entre eux, ils témoignent d’une hostilité toujours soutenue envers les forces de l’ordre dans certains quartiers. Ils rappellent également la traumatisante attaque de Viry-Châtillon en 2016. Ce 8 octobre, quatre policiers avaient été blessés dans l’attaque de leurs véhicules par une bande de jeunes à coups de cocktails Molotov.