(Vidéo) Boury Bathily se confie « Serigne Amsa Sonhibou motah may »

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La lutte traditionnelle sénégalaise fait aujourd’hui partie des sports les plus pratiqués et les plus médiatisés dans le pays de la Teranga. Sport de contact, la lutte intègre en plus la boxe d’où l’appellation de « lutte avec frappe ». Le lutteur peut à la fois donner des coups et recourir au corps à corps pour terrasser son adversaire.

La lutte avec frappe est passée de « sport de chez nous » en véritable phénomène de société au Sénégal en occupant toutes les franges de la société nationale et en étant présent à longueur de journée sur les chaînes de télévision et de radio. Depuis quelques décennies les galas de lutte sont devenus des rendez-vous sportifs incontournables ; plusieurs dizaines de millions de francs CFA sont en jeu d’où le nombre impressionnant de jeunes licenciés et la multiplication des écoles de luttes et des écuries.

Âgé de 15 ans le jeune Omar était tellement obnubilé par la lutte qu’il a fini par intégrer l’école de lutte Balla Gaye, du nom d’un ancien grand champion de l’arène sénégalaise qui en est en même temps le directeur et l’entraîneur. L’école classique et la formation en mécanique étant du passé, Omar Sakho est devenu Balla Gaye 2.

Ses parents et son entourage ne se sont jamais opposés à son choix parce qu’ils étaient conscients de son potentiel de lutteur et de sa passion pour ce sport. Son père savait également que son fils était entre de bonnes mains avec son ami et ancien lutteur Balla Gaye 1 et un autre technicien du nom de Matar. Seulement, le potentiel ne suffit pas toujours pour réussir dans ce sport. Balla Gaye 2 travailla dans l’anonymat total pendant des années sous la houlette de son homonyme pour acquérir tout ce dont un champion a besoin pour atteindre les sommets. Pour cela, il fallait passer par les séances de « mbapatt ».

Le « mbapatt » est un gala de lutte simple sans frappe qui se déroule en général la nuit. Pendant ses séances, on est parfois amené à affronter une dizaine de lutteur sans répit pour être champion. Tant qu’on gagne les combats, on continue jusqu’au dernier lutteur. Ce sont des galas très difficiles à remporter du fait de l’effort physique à fournir de l’exigence technique de ces combats